Le conseiller de Trump chercherait à le persuader de se retirer du Traité FNI

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, insisterait sur le retrait des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et aurait donné des conseils appropriés à l'administration, affirmant que le document est violé par la Russie.
Sputnik

Le conseiller à la sécurité nationale américaine, John Bolton, estime indispensable que les États-Unis quittent le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et a d'ores et déjà proposé des recommandations en ce sens, a déclaré The Guardian, se référant à des sources proches de l'initiative.

«John Bolton œuvre pour que les États-Unis se retirent d'un traité de limitation des armements conclu avec la Russie pendant la guerre froide. Bolton, troisième conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a formulé une recommandation de retrait du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) de 1987 que les États-Unis estiment violé par la Russie avec le développement d'un nouveau missile de croisière», a écrit le journal.

Moscou réagit aux promesses US de détruire les ogives nucléaires russes
Signé le 8 décembre 1987 par le Président américain Ronald Reagan et le secrétaire général du Parti communiste Mikhaïl Gorbatchev, le Traité FNI visait à détruire en trois ans les missiles d'une portée de 500 à 5.500 km. En mai 1991, les conditions prévues par l'accord ont été remplies: l'Union soviétique a détruit plus de 1.700 missiles balistiques et de croisière basés au sol, et Washington s'en est débarrassé de 859. Conclu à durée indéterminée, le Traité permet à chacune des parties de le quitter en justifiant l'indispensabilité de son geste. Ces 30 dernières années, Moscou et Washington ne cessent d'échanger des piques, s'accusant l'un et l'autre de violer le document et menaçant de s'en retirer.

Les dirigeants russes ont pour leur part confirmé à plusieurs reprises leur attachement au Traité FNI, ajoutant qu'il n'y avait jamais eu de «violation de notre part». Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait précédemment indiqué que Moscou avait des questions sérieuses à poser aux États-Unis à propos de certains «écarts» que les Américains se permettaient en appliquant le Traité.

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