«Quelque chose de différent»: ce qu'une délégation religieuse US découvre en Syrie

Aujourd'hui est arrivée en Syrie la première délégation religieuse américaine dont le but est de rendre visite à ses partenaires locaux. Elmarie Parker, coordinatrice de la délégation, a parlé à Sputnik de leurs projets et de la réalité syrienne qui les attend, loin de la «situation catastrophique» souvent évoquée dans la presse.
Sputnik

Cette délégation religieuse américaine accueillie aujourd'hui en Syrie s'y trouve pour la première fois et a un emploi du temps chargé. Sa coordinatrice Elmarie Parker, qui vit au Liban et travaille avec l'Église presbytérienne des États-Unis, raconte à Sputnik que la Syrie est l'un des pays où l'Église a des partenaires et précise la mission des délégués.

«Le but de cette visite est de pouvoir passer du temps avec nos correspondants tels que le synode évangélique national de Syrie et du Liban et de pouvoir mieux comprendre ce qui se passe dans chacune de ces villes et comment ils répondent avec les hommes d'Église aux besoins des communautés et de chercher des moyens de les aider dans ce travail.»

Des écoliers syriens reçoivent l'aide humanitaire envoyée par des petits Russes
Le projet de cette délégation est donc d'entrer en contact avec les communautés religieuses de Homs et le long de la côte entre Lattaquié et Tartous. Parmi les prochaines réunions, une rencontre avec l'Église évangélique à Homs, précise-t-elle.

Leur travail consiste principalement à mieux comprendre les besoins de l'école gérée par leurs partenaires syriens et ceux des personnes qu'ils aident, qui ont été déplacées d'autres parties de la Syrie vers ces communautés.

«Pour cette délégation, c'est la première visite en Syrie. A leur retour aux États-Unis, ils souhaitent partager une image plus complète de ce qui se passe dans ces communautés comparé à ce que la plupart des gens ont la possibilité de voir», poursuit Mme Parker.

Mme Parker elle-même a eu le privilège de voyager plusieurs fois en Syrie. Ainsi, une partie de son aide aux groupes «consiste à les préparer à ce que les images de la Syrie qu'ils ont principalement vues donnent l'impression que, dans l'ensemble, la situation est catastrophique. J'essaie donc d'aider à les préparer à voir quelque chose de différent».

Concrètement, pendant qu'elle traverse la frontière, la délégation peut y voir «une partie de la belle campagne puis, dans la ville de Homs elle-même, peut remarquer que, oui, il y a des quartiers et des zones où il y a eu des destructions terribles et que dans d'autres endroits ce n'est pas le cas», souligne-t-elle.

«Je pense que c'est une bénédiction de pouvoir rendre visite aux membres de cette Église et aux autres membres de cette communauté et d'être simplement des êtres humains ensemble. C'est un long chemin de tentatives de contrebalancer certains préjugés» sur la Syrie, selon l'interlocutrice de Sputnik.

Ambassadeur russe à l’Onu: «Le problème d’Idlib, une manœuvre de diversion»
En tant que personne qui a exploré la République arabe à plusieurs reprises, Mme Parker constate «de plus en plus de reconstructions» d'une visite à l'autre. Le redressement concerne en particulier Homs où elle a passé un certain temps entre 2000 et 2015 et où elle se rend encore maintenant.

«Il y a tant de travail à faire pour pouvoir reconstruire et aider les gens à trouver un moyen de revenir et d'avoir un foyer. Je pense qu'un des défis à relever est d'avoir suffisamment de travail pour les gens et de créer des emplois pour qu'ils puissent réellement subvenir aux besoins de leur famille», résume-t-elle.

Discuter