«Le PM israélien s’appellerait Mohammed», Trump ironise sur l’État binational en Israël

Donald Trump aurait tourné en dérision le concept de «l’État binational» lors d’une rencontre avec le roi jordanien Abdallah II, qui a eu lieu en juin dernier et qui portait principalement sur le règlement du conflit israélo-palestinien. D’après le portail Axios, le roi s’en serait souvenu le 2 août lors d’une rencontre avec Jean-Yves Le Drian.
Sputnik

Lors d'une rencontre entre Donald Trump et Abdallah II en juin dernier, le roi de Jordanie a déclaré que beaucoup de Palestiniens préféraient vivre pacifiquement avec les Israéliens dans un même État et bénéficier des mêmes droits. «Le résultat sera qu'Israël perdrait son caractère juif», a expliqué le roi, dont les propos sont cités par le portail Axios.

«Ce que vous dîtes là a du sens (…). Suivant ce scénario, le Premier ministre israélien s'appellerait Mohammed d'ici quelques années», aurait alors ironisé Trump.

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De son propre aveu, le roi a indiqué à Trump qu'afin que le plan de plan soit acceptable, celui-ci devait être d'abord présenté aux pays européens et arabes concernés pour leur demander leur avis. Abdallah II, poursuit le portail, s'est plaint que ce ne soit pas le cas.

Le 19 juillet, le parlement israélien a adopté la loi constitutionnelle définissant le caractère juif du pays, provoquant en réaction de vives protestations de la minorité arabe qui y voit une manifestation de racisme et une menace de discrimination.

En décembre 2017, Donald Trump a annoncé la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d'Israël et le transfert dans cette ville de l'ambassade américaine se trouvant à Tel Aviv. Cet événement a eu lieu le 14 mai, le jour du 70e anniversaire de la création l'État hébreu. La décision de Donald Trump a provoqué des troubles parmi les Palestiniens et des manifestations dans plusieurs pays du monde arabe.

Les États-Unis ont par la suite opposé leur veto au projet de résolution du Conseil de sécurité appelant à accorder une protection internationale aux Palestiniens dans la bande de Gaza et dans les territoires occupés par Israël.

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