Freiner le développement du cancer du cerveau est désormais possible

Prolonger l’existence de ceux qui souffrent de glioblastome, la tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive, est désormais possible grâce à cette récente découverte des spécialistes américains.
Sputnik

Des scientifiques américains de l'Université Duke, en Caroline du Nord, ont découvert le moyen de freiner le développement du cancer du cerveau, rapporte un article publié dans la revue New England Journal of Medicine.

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Il s'agit du glioblastome, la tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Malgré les différentes approches tentées pour lutter contre ce type de cancer, la durée de vie des malades dépasse rarement 15 ou 20 mois après l'établissement du diagnostic.

Néanmoins, au cours de leurs recherches, les spécialistes américains ont décidé de tester l'impact sur le développement du glioblastome de poliovirus génétiquement modifiés, des agents responsables de la poliomyélite.

La poliomyélite, également appelée paralysie spinale, est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse spécifiquement humaine causée par le poliovirus sauvage. Cette maladie survient au moment où le poliovirus s'associe avec la protéine CD155, qui agit comme un récepteur à la surface de certains lymphocytes.

Les chercheurs ont établi qu'une quantité excessive de cette protéine apparaît sur la surface des cellules cancéreuses. Ainsi, ils ont créé une modification non-pathogène de poliovirus, baptisée PVSRIPO.

Le moyen de bloquer le développement de 4 types de cancer mis au point
Ce médicament a été introduit directement dans la tumeur. Ce poliovirus détecte efficacement la protéine CD155 et contribue à la nécrose des cellules cancéreuses sans affecter la santé de l'individu.

De plus, l'introduction de PVSRIPO stimule l'activité du système immunitaire, l'incitant à lutter contre la tumeur.

61 malades avec une forme récurrente de glioblastome ont participé à la recherche. 21% des patients ayant suivi cette thérapie ont pu vivre plus de trois ans. Dans le même temps, dans le groupe de contrôle constitué de 104 personnes, seuls 4% des patients ont enregistré cette durée de vie.

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