Le département d’État US mis dans l'embarras par une question sur l’Iran

Un journaliste a rendu perplexe la porte-parole du département d’État américain en lui demandant d’expliquer l’origine de l’information sur les manifestations en Iran.
Sputnik

Le journaliste Matthew Lee a de nouveau mis dans l'embarras la porte-parole du département d'État américain Heather Nauert en lui demandant de clarifier les sources utilisées par le département qui affirmait que les Iraniens étaient mécontents de leur gouvernement, étant donné qu'il n'y a aucun diplomate américain dans le pays.

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Mme Nauert avait en effet précédemment affirmé que le mécontentement en Iran dégénérait en manifestations spontanées et que le gouvernement iranien emprisonnait les mécontents, y compris les femmes qui refusaient de porter le voile.

Matthew Leigh a d'abord prié la porte-parole d'expliquer le sens d'un récent tweet du secrétaire d'État américain Mike Pompeo, dans lequel il avait publié une photo montrant une manifestation qui aurait eu lieu en Iran.

​«Aucune source de cette information n'est indiquée. On ne comprend pas de quelle manifestation il s'agit. On n'y lit que le mot "tendance"», a indiqué le journaliste.

Mme Nauert a répondu qu'il s'agissait de sources du gouvernement américain.

«Étant donné que vous n'avez pas d'ambassade en Iran, d'où vient-elle?», a-t-il insisté.

La fonctionnaire a répété sa réponse.

Alors M.Lee a demandé si ces «statistiques» n'étaient pas une simple analyse de comptes Twitter de l'opposition iranienne. La responsable a répliqué qu'elle ne pouvait pas s'engager dans une telle discussion.

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Puis Matthew Lee a indiqué que les droits de propriété intellectuelle de la photo utilisée par Mike Pompeo dans son tweet appartenaient à son agence, l'Associated Press, et qu'elle n'avait pas été prise par le département d'État.

«C'est vrai?», a dit Mme Nauert en riant et a changé de thème.

Des manifestations massives ont eu lieu fin décembre 2017 dans de grandes villes iraniennes dont Téhéran, Mashhad, Ispahan et Rasht. Le Président Hassan Rohani avait déclaré qu'elles étaient liées aux problèmes intérieurs du pays et incitées par des pays étrangers. 20 personnes dont un policier avaient été tuées lors des troubles, selon la chaîne Press TV.

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