Erdogan précise dans quel cas Ankara frapperait le nord de l’Irak

La Turquie ne reculera devant rien si les autorités irakiennes s’avèrent incapables de contenir la menace présentée par certains groupuscules kurdes, a déclaré le Président du pays. Selon lui, Ankara pourrait ainsi mener des frappes contre trois régions du nord de l’Irak.
Sputnik

Ankara entend frapper les régions irakiennes de Kandil, Sinjar et Makhmur si Bagdad ne réussit pas à les «nettoyer» de la présence de groupes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit en Turquie, a déclaré Recep Tayyip Erdogan jeudi lors d'une interview télévisée.

«S'il y a la moindre menace envers la Turquie venant d'Irak, et parfois cela arrive, nous en parlerons à Bagdad. Si Bagdad dit "je ne peux pas résoudre cela", nous ne demanderons d'autorisation à personne, nous frapperons Sinjar, et nous frapperons Kandil, et même Makhmur», a-t-il ainsi lancé.

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Auparavant, le ministre de l'Intérieur turc Suleyman Soylu avait annoncé que les forces armées turques avaient pris le contrôle de nombreuses positions auparavant tenues par les Kurdes dans le nord de l'Irak. Selon lui, Kandil, où se trouve l'état-major du PKK, «deviendra un endroit sûr pour la Turquie».

Le conflit kurde a repris de plus belle en 2015 après la rupture de la fragile trêve qui a mis fin aux espoirs d'une résolution à court terme de cette crise, qui a fait plus de 40.000 victimes depuis 1984.

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