Moscou: le récent rapport de l’OIAC sur une «attaque chimique» visait à discréditer Damas

Le rapport de l'OIAC sur «l'attaque chimique» du 4 février à Saraqeb, dans le gouvernorat d'Idlib, avait pour but de discréditer le gouvernement légitimé syrien ce qui profite aux terroristes, estime la diplomatie russe.
Sputnik

Le ministère russe des Affaires étrangères appelle à ne pas faire confiance au rapport de la mission de l’OIAC chargée d’enquêter sur la présumée attaque chimique du 4 février à Saraqeb, dans le gouvernorat d'Idlib.

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«De toute évidence, la mission [de l’OIAC, ndlr] n’avait pas pour objectif de mener une enquête indépendante et complète sur Saraqeb […]. Il semble que son seul but était de discréditer le gouvernement légitime de la République arabe syrienne sur la base de preuves truquées par les opposants à Damas. Ceci, à son tour, ne fait que profiter aux terroristes agissant en Syrie et les encourage à de nouvelles diversions à l'aide d'armes chimiques», indique un communiqué du ministère.

Selon le ministère, le rapport est basé en grande partie sur des témoignages des Casques blancs syriens, organisation dont la crédibilité a été plusieurs fois mise en cause.

Le ministère s’étonne du fait que la mission de l’OIAC cherche à établir de façon certaine la fiabilité des échantillons provenant du site de la prétendue attaque chimique à l’aide de vidéos et d’entretiens avec des témoins.

Compte tenu de ces faits, la diplomatie russe ne partage point les évaluations que le département d’État américain donne à ce rapport.

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