La menace nord-coréenne qui a alimenté la rhétorique hostile de Donald Trump vis-à-vis de Pyongyang et a justifié de nombreux exercices militaires conjoints près des côtes de la péninsule, a également servi les intérêts américains dans la région. C'est ce qu'a affirmé, ce jeudi, Igor Kostukov, directeur adjoint de la direction générale du renseignement militaire russe.
«L'actualisation du facteur de la menace nord-coréenne a permis à la Maison-Blanche de motiver ses alliés à augmenter leur dépenses et à se procurer de nouveaux moyens d'armements d'origine américaine», a-t-il déclaré.
Le Président américain a accepté début mars de rencontrer le leader nord-coréen d'ici fin mai pour parler de la dénucléarisation, confirmant une annonce faite dans un premier temps par un émissaire sud-coréen à Washington.
Pyongyang a confirmé la rencontre alors que l'ambassadeur nord-coréen auprès des Nations unies, Pak Song Il, a déclaré au Washington Post que cette invitation résultait d'une «décision volontaire et ouverte» de Kim Jong Un.