La diplomatie UK efface un tweet affirmant que «Novitchok» a été produit en Russie

Le Foreign office britannique a reconnu avoir supprimé le tweet dans lequel il affirmait que l’ex-agent Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avaient été empoisonnés par une substance de fabrication russe, a annoncé la chaîne Sky News.
Sputnik

Le ministère britannique des Affaires étrangères a avoué qu'il avait éliminé le message sur sa page Twitter qui disait que la substance ayant servi à empoisonner l'ex-agent Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avait été fabriquée en Russie, a annoncé ce mercredi la chaîne Sky News, se référant à la déclaration d'un responsable du ministère.

Le Foreign Office a confirmé avoir effacé le tweet remontant au 22 mars qui indiquait que les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down avaient identifié la substance comme étant du A-234 et établi qu'elle avait été produite en Russie, précise Sky News.

Affaire Skripal: Porton Down échoue à prouver la provenance russe de l'agent innervant
Le ministère a indiqué que le message avait été publié sur Twitter directement pendant la conférence de presse de l'ambassadeur britannique à Moscou, Laurie Bristow, dont les paroles avaient été exposées de manière erronée. Sky News fait remarquer dans ce contexte que le Foreign Office n'avait pas précisé la date où le message avait été effacé.

Les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down n'ont pas été en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat de l'ex-agent double Serguei Skripal et de sa fille Ioulia au Royaume-Uni.

«Nous avons été en mesure d'identifier cette substance en tant que Novichok [A-234] et d'établir qu'il s'agissait d'un agent innervant de qualité militaire», a déclaré le chef du laboratoire Gary Aitkenhead dans une interview accordée à Sky News. Mais, a-t-il ajouté, « n'en avons pas établi la source exacte».

Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations.

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