La décision d'expulser des diplomates russes oblige le Kremlin à se défendre. Il ne reste rien d'autre à faire à Moscou qu'à y répondre, a indiqué Tiberio Graziani à Sputnik.
«Tout cela ne fera qu'aggraver la situation», a prévenu l'interlocuteur de l'agence.
Et de constater qu'en l'absence d'un nouveau gouvernement italien, celui de transition avait lié les mains du futur gouvernement par une telle décision.
«Même après la mise en place d'un nouveau gouvernement, la Russie aura déjà une certaine opinion sur nous, et notre capacité d'être des diplomates souples qui s'y connaissent en politique internationale sera remise en question. Le Kremlin nous fera moins confiance», a constaté l'Italien.
Il a toutefois reconnu que la politique de l'Italie envers la Russie se ferait toujours en fonction de sa position au sein de l'Otan et de l'Union européenne.
«Les sanctions américaines visant certaines personnalités politiques et économiques de la Russie se répercuteront sur le projet de Nord Stream 2, très important pour le développement de l'économie européenne, tant pour les intérêts de l'Italie que de l'Allemagne. Les guerres diplomatique et d'espionnage peuvent nuire aux propres intérêts nationaux de certains membres de l'UE», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.
Le 11 mars, la Première ministre britannique Theresa May a accusé la Russie d'implication dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations. Peu après, elle a expulsé 23 diplomates russes du pays et a suspendu tous les contacts bilatéraux de haut niveau avec la Russie. En signe de «solidarité» avec leur allié britannique, d'autres pays ont fait de même.
L'expulsion des diplomates russes est un pas inamical, Moscou y répondra en conséquence, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.