Tirs de missiles sur les villes saoudiennes: l’Iran répond aux accusations

L’Iran n’a pas de responsabilité dans la salve de missiles lancée la semaine dernière sur des villes saoudiennes et «la leçon que les dirigeants de Riyad auraient dû tirer de la guerre contre les Yéménites est de sortir de cette illusion [de pouvoir la gagner,ndlr]», a déclaré le ministère des Affaires étrangères iranien.
Sputnik

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Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti catégoriquement les accusations de l'Arabie saoudite selon lesquelles l'Iran aurait une part de responsabilité dans le lancement d'un certain nombre de missiles balistiques sur deux villes saoudiennes tirés par les rebelles houthis, partisans du mouvement chiite Ansar Allah, depuis le territoire du Yémen, apprend-on d'un communiqué publié sur le site du ministère.

«En portant des accusations non fondées contre l'Iran, les Saoudiens tentent de dissimuler leur échec et leur incapacité à remporter une victoire sur le terrain contre le peuple yéménite, malgré un énorme potentiel [militaire, ndrl], la variété d'armes dont ils disposent et les contrats d'armements sophistiqués conclus pour des dizaines de milliards. Mais la vérité est que les Saoudiens et leurs alliés ont affronté dans cette guerre la résistance asymétrique du peuple yéménite et ont subi une défaite scandaleuse», a déclaré le porte-parole du ministère, Bahram Kacimi.

«La leçon que les dirigeants de Riyad auraient dû tirer de la guerre contre les Yéménites est de sortir de cette illusion [de pouvoir la gagner, ndlr], de la folie des grandeurs et des fantasmes et de comprendre qu'ils ne peuvent pas construire une puissance et restaurer la sécurité en comptant sur les contrats d'armements et la sécurité importée à des prix exorbitants», a ajouté le diplomate.

Répondant aux mises en garde de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, Bahram Kacimi a affirmé que «les déclarations saoudiennes contre Téhéran sont irresponsables et belliqueuses et peuvent faire l'objet de poursuites judiciaires internationales», selon ce même communiqué.

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Pour rappel, le porte-parole de la coalition arabe, Turki al-Malki, a accusé Téhéran d'avoir une part de responsabilité dans les tirs sur l'Arabie saoudite de missiles balistiques par les rebelles houthis à partir du territoire du Yémen. Il a menacé l'Iran de riposte «au moment et lieu adéquats». Le chef de la coalition arabe a estimé que ces tirs «était une grave détérioration de la situation sécuritaire», tout en accusant Téhéran de fournir des missiles aux rebelles houthis par le port d'Hodeidah et l'aéroport de Sanaa.

Depuis 2014, le Yémen est en proie à un conflit armé opposant d'une part les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ex-Président Ali Abdallah Saleh, tué le 4 décembre dernier, et d'autre part les forces gouvernementales et les milices populaires loyales au Président en exercice Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite.

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