Le Pen sur l’affaire Sarkozy: «Elle touche à la mise en œuvre d’une guerre»

«Peut-être, la partie immergée de l'iceberg est plus importante que sa partie émergée», a déclaré Marine Le Pen à propos de l'envergure de l'affaire Sarkozy qui, selon elle, concerne non seulement un financement de campagne illégal mais aussi la guerre en Libye, la mort de Kadhafi et la crise migratoire qui a frappé l'Europe.
Sputnik

Un fils de Kadhafi évoque des «preuves solides» contre Sarkozy sur le financement libyen
L'affaire Sarkozy dépasse le problème du financement de sa campagne électorale de 2007 et peut avoir des «conséquences beaucoup plus lourdes» pour la France sur le plan international, a estimé la présidente du Front national (FN).

«Cette affaire est très importante […] elle touche à la mise en œuvre d'une guerre, elle touche à l'élimination d'un chef d'État, elle touche à la déstabilisation profonde d'un pays et à sa conséquence qui a été une vague migratoire massive sur l'Europe», a-t-elle indiqué sur les ondes de Radio Classique.

Compte tenu de l'importance de cette affaire, souligne la présidente du FN, «la justice doit aller au bout de ses investigations mais elle doit le faire avec énormément de sérieux».

Cependant, Mme Le Pen, avocate de métier, a appelé à respecter la présomption d'innocence et à rester prudent tant que la justice ne s'est pas prononcée. Elle a pour autant attiré l'attention sur le fait «éminemment dérangeant» que chaque fois Nicolas Sarkozy, quelle que soit l'affaire qui le concerne, se retrouve devant le même juge d'instruction ce qui pose un certain nombre de questions quant à «la neutralité» de la justice.

Financement libyen: ce que Nicolas Sarkozy a répondu aux juges pour se défendre

Nicolas Sarkozy a été placé le 20 mars en garde à vue dans les locaux de l'office anticorruption (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine), dans le cadre de l'enquête sur le financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. C'était la première fois que l'ancien chef de l'État était entendu dans le cadre de cette affaire depuis l'ouverture d'une information judiciaire en avril 2013.

Selon Le Monde, à l'issue de sa garde à vue le 21 mars, l'ancien Président de la République, a été mis en examen pour les chefs d'accusation de corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens. L'ex-chef de l'État a également été placé sous contrôle judiciaire.

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