Les Russes interdits de voter en Ukraine, l’Onu et l'OSCE vont-elles s’en apercevoir?

Alors que la police ukrainienne a empêché les électeurs russes de voter à l’élection présidentielle, la déléguée russe aux droits de l'homme a dénoncé ces abus au Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l’Onu, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe, à l’ODIHR et à l'Alliance mondiale des médiateurs. Quelle sera leur réaction?
Sputnik

La déléguée russe aux droits de l'homme Tatiana Moskalkova s'est adressée au Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'Onu, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe, à l'Office for Democratic Institutions and Human Rights (ODIHR) et à l'Alliance mondiale des médiateurs pour dénoncer le fait que les forces de l'ordres ukrainiennes avaient empêché les citoyens russes se trouvant en Ukraine de se prononcer à l'élection présidentielle.

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«J'ai fait appel au Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'Onu, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe, à l'Office for Democratic Institutions and Human Rights (ODIHR) et à l'Alliance mondiale des médiateurs afin de susciter une quelconque réaction. Parce qu'une telle violation flagrante des droits n'est pas simplement une limitation du droit de vote, elle  s'oppose totalement à ce droit. Cela doit trouver une réponse dans les cœurs de la communauté internationale», a-t-elle déclaré.

Dimanche, des agents de police ukrainiens et des représentants de la garde nationale d'Ukraine ont bloqué l'accès au consulat de Russie à Lvov où se trouvait l'un des bureaux de vote, empêchant ainsi les électeurs russe de se rendre aux urnes. À Kiev, l'accès à l'ambassade de Russie n'était autorisé qu'aux personnes munies de passeports diplomatiques.

En Ukraine, la police interdit aux citoyens russes de voter
Le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov avait annoncé vendredi sur Facebook que les forces de l'ordre du pays ne permettraient pas aux ressortissants russes se trouvant en Ukraine de se rendre à l'ambassade de Russie à Kiev ni aux consulats russes dans d'autres villes ukrainiennes pendant la présidentielle russe du 18 mars.

Kiev explique son interdiction par l'organisation du scrutin en Crimée. Cette république a adhéré à la Russie en mars 2014 suite à un référendum après un coup d'État en Ukraine, mais Kiev considère toujours la péninsule comme une partie de son territoire.

Selon Moscou, les mesures prises par Kiev sont contraires à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires ainsi qu'au droit international, notamment à la Convention de 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

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