La Russie appelle à ne pas céder au «dictat» des adversaires d’Assad

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a appelé la communauté internationale à ne pas céder au «dictat» de ceux qui ont soif de la destitution de Bachar el-Assad, en commentant l’initiative française du «Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques».
Sputnik

La Russie a appelé les États parties à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC) à ne pas céder au «dictat» de ceux qui ont l'intention de destituer les autorités légitimes syriennes, lit-on dans la déclaration du vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov portant sur le «Partenariat international contre l'impunité d'utilisation d'armes chimiques» lancé à Paris le 23 janvier.

«Nous appelons tous les pays-signataires de la CIAC à montrer leurs volonté et leur sagesse politiques. Il ne faut pas céder au dictat du groupe de ceux prêts à employer des méthodes odieuses de diabolisation du gouvernement syrien légitime afin de le destituer. Ce «partenariat» constitue un moyen de restreindre ses participants par des obligations politiques, de promouvoir des décisions antirusses au sein du Conseil de Sécurité de l'Onu et de l'OIAC», a déclaré Sergueï Riabkov.

Conférence de Paris: une initiative aussi expéditive que les armes chimiques
Il a également rappelé que c'était le gouvernement de Bachar el-Assad qui avait initié en 2013 l'adhésion de la Syrie à l'OIAC, en renonçant à ses armes chimiques et en les éliminant dans les plus brefs délais.

«Les accusations infondées à l'adresse de la Syrie et de la Russie continuent à apparaître sur fond de récidive du terrorisme chimique sur lequel l'Occident ferme les yeux… et du manque de volonté de Washington d'accomplir ses obligations de détruire au moins ses armes chimiques», a ajouté M. Riabkov.

Auparavant, la Russie avait présenté au Conseil de Sécurité une résolution prévoyant la création d'un nouvel organe d'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques qui se substituerait au Mécanisme conjoint d'enquête sur l'utilisation présumée d'armes chimiques en Syrie (JIM). En novembre dernier, la Russie a voté contre la prolongation du mandat de cette commission.

Le «Partenariat international contre l'impunité d'utilisation d'armes chimiques», dont la première rencontre réunissant une trentaine de pays a eu lieu à Paris le 23 janvier, est une initiative française de lutte contre l'usage d'armes chimiques.

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