Soutien de LREM: un fiché S participe à la campagne de Mahjoubi

Un individu fiché S par la DGSI se serait impliqué dans la campagne législative pour En Marche! Il aurait apporté son soutien à Mounir Mahjoubi, l’actuel secrétaire d’État au numérique, lorsque celui-ci était en campagne.
Sputnik

Le Point révèle qu'un homme fiché S aurait participé à plusieurs actions organisées en soutien à Mounir Mahjoubi, candidat dans le XIXe arrondissement de Paris.
Mounir Mahjoubi a depuis été élu député, puis nommé Secrétaire d'État chargé du numérique. Il a assuré au Point que l'individu fiché S que le magazine mentionne n'avait jamais fait partie de son personnel et que son rôle s'était limité à la distribution de tracts.

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Pourtant, l'homme aurait un passé encombrant, puisque le premier signalement dont il a fait l'objet auprès des services de renseignement remonte à 1995, il y a plus de vingt ans. Le nom de la personne en question n'a pas fuité, mais le motif de son fichage par la DGSI, si.

L'homme, originaire du quartier où ont vécu certains terroristes responsables de l'attentat contre Charlie Hebdo, était «en lien avec la mouvance islamiste radicale» et «susceptible de se déplacer en France et à l'étranger».

L'Élysée aurait réagi à cette nouvelle en demandant à l'alors candidat Mahjoubi d'écarter ce militant au passé sulfureux. Le Secrétaire général se serait exécuté, pourtant Le Point avançait que le profil Facebook de l'homme visé contiendrait de nombreuses photos de lui en compagnie de M. Mahjoubi lors d'événements de campagne. Le magazine ajoute que l'individu fiché S organiserait actuellement des réunions pour le parti de la majorité dans un autre arrondissement de la capitale.

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Ce n'est pas la première affaire de ce genre à éclabousser le parti présidentiel. Mohamed Saou, un «référent» En Marche, s'était déjà distingué par ses propos radicaux sur les réseaux sociaux, allant jusqu'à «liker» sur Facebook la photo de l'imam Tarik Chadlioui (Ibn Ali), qui avait radicalisé un kamikaze du Bataclan.

«Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux, c'est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c'est un type qui est très bien, Mohamed en plus» avait expliqué Emmanuel Macron au micro… qu'il pensait coupé, de Beur FM.

Yanis Khalifa ou Latifa Chay comptent aussi parmi les représentants de LREM proche de la mouvance musulmane radicale. 

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