- Sputnik Afrique, 1920
Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

"Les Africains disent haut et fort qu'ils ne sont pas alignés sur les sanctions antirusses"

"Les Africains disent haut et fort qu'ils ne sont pas alignés sur les sanctions antirusses "
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Dans cet épisode de L’Afrique en marche, Ahmed Kateb, chercheur algérien en relation internationales, analyse le bilan du troisième sommet Russie-Afrique qui s’est tenu les 28 et 29 octobre à Moscou. Il compare également la présence russe dans plusieurs pays africains, dans tous les domaines, à la présence occidentale, notamment française.
"Aujourd'hui, sur fond de la tenue du troisième Forum Russie-Afrique les 28 et 29 octobre à Moscou, les Africains disent haut et fort qu'ils ne sont pas obligés de s'aligner sur les sanctions occidentales contre la Russie. Déjà en 2022, lors des différents votes par l'Assemblée générale des Nations unies, ce qui était appelé communément la communauté internationale est en réalité la communauté occidentale. La fameuse carte, si tout le monde s'en souvient, résumait cette communauté à l'Amérique du Nord, donc États-Unis et Canada, l'Europe occidentale, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Corée du Sud. Le reste du monde est considéré comme étant, entre guillemets, plus autonome et n'obéissant plus aux dictats, que ce soit des Européens ou des Américains", affirme à Radio Sputnik Afrique Ahmed Kateb, chercheur algérien en relations internationales.
Et de rappeler: "Aujourd'hui, on voit qu'il y a une affirmation de plus en plus grande, d'un point de vue stratégique, des pays africains. En effet, 54 voix au sein de l'Assemblée générale des Nations unies, ça pèse lourd. De ce point de vue, la Russie est pleinement consciente du poids qu'acquiert désormais l'Afrique dans les instances internationales. On peut donc comprendre que pour les Russes, il est tout à fait normal qu'il y ait un partenariat raffermi, que les sanctions occidentales ne s'appliquent pas dans les pays africains et que même la déconnexion unilatérale de la Russie du système Swift n'explique pas tout".
Dans le même sens, il ajoute qu’actuellement, "il y a une convergence absolument extraordinaire entre non seulement les pays des BRICS, mais également entre les pays africains pour dire aux Nations occidentales qu'elles ne sont pas seules à régenter le monde aujourd'hui, qu'on est véritablement dans un système international qui a dépassé le moment unilatéral américain. On est dans un système qui se cherche, On ne sait pas si c'est un système bipolaire ou un système carrément apolaire, parce qu'il n'y a pas de pôle réellement".
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