- Sputnik Afrique, 1920
Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

"Verne avec Dostoïevski, la plus forte prophétie n'a pas été l'une de ces voix, mais leur dialogue"

"Verne avec Dostoïevski, la plus forte prophétie n'a pas été l'une de ces voix, mais leur dialogue"
S'abonner
Dans cet épisode de L'Afrique en marche, Ekaterina Samorodova, docteure en droit aérien international et enseignante de langue et de culture française à l’Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO), explique l'intérêt de la lecture de la littérature française et russe du 19ᵉ dans la formation des ingénieurs africains.
Selon Ekaterina Samorodova, le "romantisme scientifico-technique" de Jules Verne a formé une nouvelle mentalité sociale, fondée sur la foi dans la capacité de l’homme à transformer le monde grâce à la science.
En comparant Verne à Dostoïevski, elle estime que la plus forte prophétie ne réside pas dans l’une de ces voix prises séparément, mais dans leur dialogue:
"Verne a prédit avec précision des artefacts concrets — les voitures électriques, la visiocommunication, les vols spatiaux, les alliages d’aluminium. Il a deviné le côté technologique de notre monde. Dostoïevski a prédit les problèmes avec lesquels ces technologies sont venues", a expliqué Ekaterina Samorodova.
La chercheuse a souligné que la littérature n’a jamais été contre les technologies ni contre le progrès technique. Dostoïevski, grand humaniste mondialement connu, ne rejetait ni les trains ni les machines: il s’inquiétait des idées que certaines technologies pouvaient imposer à l’homme.
Selon elle, Dostoïevski considérait que, pour être heureux, l’homme doit pouvoir commettre des erreurs, avoir des caprices, rire quand il le souhaite et agir selon sa volonté, et non selon un programme.
Interrogée sur l’intelligence artificielle, Ekaterina Samorodova se dit optimiste quant à la capacité des jeunes à comprendre les enjeux de cette technologie.
"C’est un instrument magnifique, génial, qui a été fait pour aider les gens à recevoir plus de connaissances, et rapidement. Mais jamais pour les remplacer. Ici, je suis comme Dostoïevski: jamais remplacer l’humain par quelque chose d’artificiel. Je reste optimiste", conclut Ekaterina Samorodova.


► Vous pouvez écouter ce podcast aussi sur les plateformes suivantes : Apple Podcasts – Afripods – Deezer – Castbox – Podcast Addict – Spotify
Et pour écouter tous nos podcasts en français appuyez ici!
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала