Le Brésil refuse d’être "l’arrière-cour de qui que ce soit", selon son Président réélu pour la quatrième fois
Le Brésil refuse d’être "l’arrière-cour de qui que ce soit", selon son Président réélu pour la quatrième fois
Luiz Inácio Lula da Silva a remporté le second tour de la présidentielle brésilienne avec 51,79% des voix, contre 48,21% pour son rival de droite Flávio Bolsonaro. Dans son discours de victoire, il a réaffirmé sa volonté de mener une politique étrangère indépendante et de dialoguer d’égal à égal avec tous les pays.
À quelques jours de ses 81 ans, l’ancien ouvrier métallurgiste devenu dirigeant syndical décroche un quatrième mandat historique.
Cap sur la souveraineté et la justice sociale
Sa campagne s’est appuyée sur la défense de la souveraineté nationale, la lutte contre les inégalités sociales, raciales et de genre, ainsi que sur un État fort et indépendant. Sur le plan économique, il mise sur l’investissement dans les infrastructures, les technologies et la réindustrialisation, tout en défendant une fiscalité visant les ultra-riches.
Un enjeu pour le Brésil et les BRICS
Cette réélection consolide la ligne de Lula en faveur de la multipolarité, de la coopération Sud-Sud et du renforcement du rôle des pays émergents, notamment au sein des BRICS. Elle intervient alors que les tensions commerciales et la rivalité sino-américaine redessinent la diplomatie mondiale.
Une victoire symbolique
Fils d’une famille pauvre du Nordeste, Lula incarne une trajectoire exceptionnelle: ouvrier, syndicaliste, puis président du Brésil à quatre reprises. Il avait déjà gouverné de 2003 à 2011, avant de revenir au pouvoir en 2022.
Son nouveau mandat débutera officiellement le 5 janvier 2027.
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