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Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

"On a l’impression que certains dirigeants occidentaux ont perdu la notion du danger nucléaire"

"On a l’impression que certains dirigeants occidentaux ont perdu la notion du danger nucléaire"
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Dans cet épisode de L'Afrique en marche, le colonel Régis Chamagne, retraité de l'Armée de l'air française, éminent analyste géopolitique et militaire, expliquent les raisons qui rendent la doctrine de dissuasion nucléaire classique, héritée de la guerre froide obsolète, dans le contexte des guerres hybrides et des nouvelles armes disponibles.
Le colonel Régis Chamagne estime que le régime de non-prolifération nucléaire est né de la guerre froide. À cette époque, peu de pays disposaient de la capacité scientifique nécessaire pour développer l’arme atomique, tandis que l’Onu était dominée par les cinq grandes puissances issues de la Seconde Guerre mondiale, lesquelles ont pu mettre en place ce régime.
Aujourd’hui, selon lui, l’accès aux technologies permettant de concevoir l’arme nucléaire s’est largement diffusé. Plusieurs États ont ainsi développé leur arsenal, notamment l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël.

"La comparaison entre la Corée du Nord et l’Iran démontre que la possession de l’arme atomique est un garant de sécurité", a affirmé l’analyste géopolitique et militaire.

Le colonel estime par ailleurs que la perception du danger nucléaire a évolué. Pendant la guerre froide, des armes dites tactiques, destinées au champ de bataille, avaient été développées, avant que l’on ne considère que leur emploi entraînerait mécaniquement une escalade vers une catastrophe.
"En cas de destruction, Israël pourrait vouloir entraîner le monde entier avec lui. L’arrivée sur le champ de bataille des missiles hypersoniques, associés aux nuées de drones saturants, crée une forme de dissuasion non nucléaire que l’on pourrait nommer seuil de punition inacceptable", a expliqué Régis Chamagne.
L’escalade progressive dans le Golfe aurait ainsi raccourci les étapes menant à la possibilité de destruction d’Israël et de l’Arabie saoudite. Cela reviendrait, selon lui, "peu ou prou à l’équation nucléaire, sans la radioactivité".
🎙️ Retrouvez l’analyse complète dans ce nouvel épisode de L’Afrique en marche.
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