La bataille de Kiidiga au centre de l'attention au Burkina Faso: pourquoi se souvient-on aujourd'hui de ce symbole de résistance?
La bataille de Kiidiga au centre de l'attention au Burkina Faso: pourquoi se souvient-on aujourd'hui de ce symbole de résistance?
Cette année marque le 130e anniversaire des combats. À cette occasion, le documentaire "Kiidiga, le cri des 333 collines" a été présenté à Ouagadougou. Sputnik Afrique revient sur les faits.
Plongée dans l'histoire
La bataille a eu lieu le 18 octobre 1896 et est devenue un épisode majeur de la résistance à la conquête française.
Les forces françaises de la mission Voulet-Chanoine se sont heurtées ce jour-là à une forte résistance à Kiidiga, un bras du fleuve Nakambé, dans le royaume de Boussouma, alors qu’elles progressaient à travers le territoire.
Les guerriers du canton de Mané, commandés par le chef Yarnaaba Zombãnega, ont tenté de leur barrer la route avec des armes traditionnelles. Malgré leur résistance, la supériorité militaire et technique de la colonne française lui a finalement permis de poursuivre son avancée. Les combats auraient fait près de 700 morts parmi les populations locales.
Pourquoi cette bataille compte-t-elle?
Malgré la défaite, elle est aujourd’hui commémorée comme un symbole de résistance à l’occupation française et de défense de la souveraineté.
Le refus de se soumettre est ainsi devenu un épisode de la lutte pour préserver l’autonomie politique et la liberté du royaume de Boussouma.
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