Table ronde de Sputnik réunissant des experts russes et africains sur la souveraineté alimentaire

© Sputnik . Maria Devakhina
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Sputnik a organisé une table ronde en visioconférence reliant Moscou, Ouagadougou, Niamey et Addis-Abeba sur le thème Dialogue russo-africain sur la souveraineté alimentaire.
Les experts ont discuté de la manière dont l'aspiration des États africains à la souveraineté alimentaire et la montée de l'instabilité mondiale modifient le format de la coopération russo-africaine dans les secteurs clés impliqués dans la construction d'un potentiel agricole autonome et durable.
Ont pris part à l'événement:
Ont pris part à l'événement:
Moumini Savadogo, directeur exécutif du Conseil ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf);
Moctar Seck, chef de la division Innovation et Technologies de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA);
Andreï Maslov, directeur du Centre d'études africaines de l'université HSE;
Fatimata Segda, directrice de la société Sodia Qualité;
Issa Zakari Mahaman Mourtala, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique du Niger;
Alexandre Nikouline, directeur du Centre de recherches agraires de l'Institut de la recherche économique appliquée de l'Académie de l'économie nationale et de l'administration publique auprès du Président de la Fédération de Russie, et rédacteur en chef de la revue Krestianovedenié (Études paysannes).
Moctar Seck, chef de la division Innovation et Technologies de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), a souligné le rôle de la Russie dans le développement du potentiel agricole autonome du continent africain: "Dans ce contexte, le passage de la sécurité alimentaire à la souveraineté alimentaire est un enjeu absolument crucial. La souveraineté alimentaire permet aux pays de définir leurs propres orientations de développement agricole. C'est précisément pour cela que nous avons besoin de la Russie, de son expertise scientifique et technologique, notamment en matière de recherche agricole, de production d'engrais, d'irrigation, de sélection végétale, etc."
Andreï Maslov, directeur du Centre d'études africaines de l'université HSE, a évoqué le changement d'approche dans la coopération russo-africaine et les perspectives en matière de souveraineté alimentaire: "Il est important que nous ayons changé de cadre de dialogue et que nous soyons passés à la discussion sur la construction d'une souveraineté alimentaire pour l'Afrique. Les livraisons en provenance de Russie augmentent, mais à long terme, l'Afrique n'a pas d'autre avenir que de subvenir elle-même à ses besoins alimentaires. Et il est très important que nous soyons parvenus à cette compréhension conjointement avec les Africains, et que nous ne discutions plus de livraisons de blé ou de maïs, mais d'une stratégie: comment organiser en Afrique les marchés, la production agricole avec la participation de l'expertise, des technologies et des composants russes, et comment atteindre la souveraineté alimentaire."
Fatimata Segda, directrice générale de la société Sodia Qualité, a souligné que l'un des défis majeurs pour l'agriculture africaine reste non seulement la production alimentaire, mais aussi la création des conditions permettant que les produits récoltés parviennent au consommateur sans perte de qualité: " La souveraineté alimentaire ne peut se mesurer uniquement à la quantité de produits agricoles que nous sommes capables de produire, car la qualité de ces produits dépend de notre capacité à les traiter, les transformer, les conserver et en garantir la qualité requise. "
Moumini Savadogo, directeur exécutif du Conseil ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), a souligné l'importance de ce dialogue pour le renforcement de la souveraineté alimentaire de l'Afrique. L'expert a indiqué que, malgré les nombreux efforts entrepris, un certain nombre de problèmes liés à la sous-alimentation, à la répartition des ressources en eau et à la commercialisation des produits agricoles persistent en raison du contexte international. À cet égard, Savadogo a plaidé en faveur de transformations profondes du système de sécurité alimentaire en Afrique, visant à optimiser ces processus et à accroître la productivité agricole dans les pays africains.
Issa Zakari Mahaman Mourtala, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique du Niger, a présenté les mesures destinées à améliorer l'efficacité des ressources existantes du complexe agro-industriel des pays de la région africaine, et a également déclaré la nécessité de développer le potentiel institutionnel de la coopération russo-africaine dans ce domaine. L'intervenant a également souligné l'importance actuelle de développer les chaînes logistiques d'approvisionnement, tant nationales qu'internationales, afin de livrer en temps voulu des produits de qualité au consommateur final.
Alexandre Nikouline, directeur du Centre de recherches agraires de l'Institut de la recherche économique appliquée de l'Académie de l'économie nationale et de l'administration publique auprès du Président de la Fédération de Russie, et rédacteur en chef de la revue Krestianovedenié (Études paysannes), en abordant la question de la souveraineté alimentaire, a attiré l'attention non seulement sur le facteur technologique, mais aussi sur le facteur social. L'expert a souligné que l'exode rural vers les villes est un problème qui touche non seulement la Russie, mais aussi les pays africains, et que les recherches actuelles sur cette question examinent les mesures nécessaires pour attirer la jeunesse dans le secteur agricole, notamment par le biais de la coopération éducative et internationale.
Andreï Maslov, directeur du Centre d'études africaines de l'université HSE, a évoqué le changement d'approche dans la coopération russo-africaine et les perspectives en matière de souveraineté alimentaire: "Il est important que nous ayons changé de cadre de dialogue et que nous soyons passés à la discussion sur la construction d'une souveraineté alimentaire pour l'Afrique. Les livraisons en provenance de Russie augmentent, mais à long terme, l'Afrique n'a pas d'autre avenir que de subvenir elle-même à ses besoins alimentaires. Et il est très important que nous soyons parvenus à cette compréhension conjointement avec les Africains, et que nous ne discutions plus de livraisons de blé ou de maïs, mais d'une stratégie: comment organiser en Afrique les marchés, la production agricole avec la participation de l'expertise, des technologies et des composants russes, et comment atteindre la souveraineté alimentaire."
Fatimata Segda, directrice générale de la société Sodia Qualité, a souligné que l'un des défis majeurs pour l'agriculture africaine reste non seulement la production alimentaire, mais aussi la création des conditions permettant que les produits récoltés parviennent au consommateur sans perte de qualité: " La souveraineté alimentaire ne peut se mesurer uniquement à la quantité de produits agricoles que nous sommes capables de produire, car la qualité de ces produits dépend de notre capacité à les traiter, les transformer, les conserver et en garantir la qualité requise. "
Moumini Savadogo, directeur exécutif du Conseil ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), a souligné l'importance de ce dialogue pour le renforcement de la souveraineté alimentaire de l'Afrique. L'expert a indiqué que, malgré les nombreux efforts entrepris, un certain nombre de problèmes liés à la sous-alimentation, à la répartition des ressources en eau et à la commercialisation des produits agricoles persistent en raison du contexte international. À cet égard, Savadogo a plaidé en faveur de transformations profondes du système de sécurité alimentaire en Afrique, visant à optimiser ces processus et à accroître la productivité agricole dans les pays africains.
Issa Zakari Mahaman Mourtala, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique du Niger, a présenté les mesures destinées à améliorer l'efficacité des ressources existantes du complexe agro-industriel des pays de la région africaine, et a également déclaré la nécessité de développer le potentiel institutionnel de la coopération russo-africaine dans ce domaine. L'intervenant a également souligné l'importance actuelle de développer les chaînes logistiques d'approvisionnement, tant nationales qu'internationales, afin de livrer en temps voulu des produits de qualité au consommateur final.
Alexandre Nikouline, directeur du Centre de recherches agraires de l'Institut de la recherche économique appliquée de l'Académie de l'économie nationale et de l'administration publique auprès du Président de la Fédération de Russie, et rédacteur en chef de la revue Krestianovedenié (Études paysannes), en abordant la question de la souveraineté alimentaire, a attiré l'attention non seulement sur le facteur technologique, mais aussi sur le facteur social. L'expert a souligné que l'exode rural vers les villes est un problème qui touche non seulement la Russie, mais aussi les pays africains, et que les recherches actuelles sur cette question examinent les mesures nécessaires pour attirer la jeunesse dans le secteur agricole, notamment par le biais de la coopération éducative et internationale.