- Sputnik Afrique, 1920
Avenir souverain
Traditions ressuscitées, nature préservée, peuples relevés. L’émancipation de l’Afrique passe d’abord par la prise de conscience de ses forces. Retrouvez les témoignages de celles et ceux qui bâtissent un avenir de liberté et de dignité humaine.

Sommet Russie-Afrique: les conseils d’un expert pour ne pas arriver à Moscou les mains vides

Sommet Russie-Afrique: les conseils d’un expert pour ne pas arriver à Moscou les mains vides
S'abonner
À l’approche du troisième sommet Russie-Afrique, l’auteur d’un guide destiné aux entrepreneurs africains livre ses conseils. Pour Serge Phocas Odunlami, il faut cesser de se positionner en demandeur, miser sur la confiance et transformer sur place avant d’exporter.
Dans ce nouvel épisode d’Avenir Souverain, nous recevons Serge Phocas Odunlami, expert en commerce international et consultant spécialisé dans les échanges entre l’Afrique et les marchés émergents, auteur du guide “Faire des affaires entre l’Afrique et la Russie”.
Au micro de Sputnik Afrique, il explique que le passé colonial pèse encore sur l’état d’esprit de nombreux entrepreneurs africains, qui se placent trop souvent en position de besoin, alors que la relation avec la Russie doit être un partenariat dont les deux parties ont besoin. Selon lui, le premier réflexe à avoir face à un homme d’affaires russe est la patience.
Pour l’auteur, l’intérêt de l’Afrique est aussi de transformer localement ses produits avant de les exporter, afin de créer de l’emploi, de payer des impôts sur place et d’envoyer un produit à plus forte valeur ajoutée. Enfin, il invite les entrepreneurs à se faire connaître en participant aux forums économiques Russie-Afrique, dont le sommet, pour se constituer un carnet d’adresses utile.

“Nous avons eu un passé colonial qui fait que, dans le mindset de beaucoup d’entrepreneurs africains, on se positionne toujours comme si on était dans le besoin. On a besoin, on veut, on cherche. Moi, je me dis que nous, Africains, aujourd’hui, on ne doit plus voir les choses de la même manière. […] Il serait mieux pour nous, Africains, de transformer localement nos produits avant de les exporter, vers la Russie, vers la Chine, vers l’Europe ou vers les États-Unis. Pourquoi ? Parce que quand on transforme localement, on crée de la richesse, on crée de l’emploi pour les Africains, on paie des impôts dans nos pays, et on envoie sur le marché une valeur ajoutée. Le produit arrive déjà prêt, et son coût devient plus intéressant que si on l’envoyait en brut”, a déclaré Serge Phocas Odunlami au micro de Sputnik Afrique.

► Vous pouvez écouter ce podcast aussi sur les plateformes suivantes: Apple Podcasts – Deezer – Castbox – Podcast Addict – Pocket Casts – Afripods – Spotify
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала