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ONU: "Ces chefs d’État ont été les porte-drapeaux et les porte-parole de l’Afrique"

ONU: "Ces chefs d’État ont été les porte-drapeaux et les porte-parole de l’Afrique"
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Les dirigeants des trois pays de l’AES ont pris la parole à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies. Pour le Dr Abdelkader Soufi, enseignant-chercheur algérien en géopolitique et défense à l’université de Blida II, leurs interventions témoignent d’un retour des revendications panafricanistes sur la scène internationale.
Analysant les discours des responsables de l’AES, Abdelkader Soufi estime qu’ils ont porté des positions qui dépassent le cadre de leurs seuls pays et abordent plusieurs enjeux communs au continent africain.
"Nous avons assisté à un débat très chaud et un retour pratiquement à un panafricanisme que nous avons perdu et que nous n'avions pas vu depuis pratiquement les années 70", analyse-t-il au micro de Zone de Contact.
L’enseignant-chercheur revient notamment sur la question du terrorisme en Afrique. Il présente, dans son analyse, ce phénomène comme un instrument de domination extérieure, une interprétation qui lui est propre.

"Le terrorisme tel qu'il existe, avec sa forme, il ne peut pas être le produit d'une nécessité sociale ou d'une revendication quelconque au niveau des pays africains, mais c'est une instrumentalisation, c'est un corps qui a été injecté de toutes pièces."

Pour Abdelkader Soufi, les prises de parole des dirigeants de l’AES s’inscrivent également dans une revendication plus ancienne concernant la représentation de l’Afrique au sein des instances internationales.

"Ces chefs d'État ont été le porte-drapeau et le porte-parole de l'Afrique. Car depuis 1974, l'Algérie a toujours demandé à ce qu'il y ait une réforme au sein du Conseil de sécurité car le monde a été fait depuis 1945 en l'absence des pays africains et du Sud global."

Il souligne notamment le poids démographique du continent et estime que son absence parmi les membres permanents du Conseil de sécurité pose la question de la représentativité de l’ordre international.

"Et c'est le seul continent qui n'a pas de représentation au sein de l'Organisation des Nations Unies, c'est-à-dire au sein du Conseil de sécurité, avec un siège, au moins un siège."

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