- Sputnik Afrique, 1920
Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

Corridors de développement: "l’Afrique n’est pas condamnée à subir cette compétition internationale"

Corridors de développement: "l’Afrique n’est pas condamnée à subir cette compétition internationale"
S'abonner
Dans cet épisode de L'Afrique en marche, Olivier Rouot, сonsultant international, spécialisé dans l'univers ferroviaire et logistique en Afrique, explique le rôle que devraient jouer les corridors dans le développement des pays, au-delà des chemins de fer qui sont leur pilier central.
Selon Olivier Rouot, les États-Unis, l’Europe, la Chine ou le Japon investissent dans les corridors africains avant tout pour sécuriser leurs approvisionnements en minerais critiques. Mais cette concurrence peut aussi servir les intérêts du continent.
Pour un pays enclavé comme la Zambie, disposer de plusieurs débouchés — Lobito vers l’Atlantique, Nacala ou TAZARA vers l’océan Indien — constitue un véritable levier de négociation.
"Plusieurs corridors signifient plusieurs partenaires, plusieurs marchés et moins de dépendance. L’enjeu consiste donc, pour les États africains, à utiliser cette concurrence à leur avantage. La multipolarité devient intéressante pour l’Afrique lorsqu'elle lui donne le droit de choisir", a affirmé le spécialiste dans l'univers ferroviaire et logistique plus particulièrement en Afrique.
Il ajoute qu’autour du rail doivent donc se développer:
des routes secondaires;
de l’énergie;
des plateformes logistiques;
des PME;
des zones industrielles;
de l’agriculture;
de la formation.
Le véritable indicateur de réussite sera le nombre d’activités économiques nouvelles créées le long de la ligne: le corridor doit irriguer les territoires traversés au lieu de simplement les traverser.
Concernant les BRICS et l’OCS, Olivier Rouot juge que les premiers ont désormais une vocation mondiale affirmée, tandis que l’OCS reste essentiellement eurasiatique. À ses yeux, il ne s’agit donc pas nécessairement d’intégrer de nombreux États africains à l’OCS, mais de connecter progressivement les économies africaines aux réseaux commerciaux, ferroviaires et maritimes eurasiatiques.

"L’OCS peut faciliter cet environnement de coopération, même si elle ne construit pas elle-même ces corridors. Pour l’Afrique, l’objectif reste de multiplier ses partenaires, ses itinéraires et ses marchés. L’Afrique n’a pas besoin de devenir eurasiatique pour commercer davantage avec l’Eurasie: elle a besoin de connexions".

🎙️ Retrouvez l’analyse complète dans ce nouvel épisode de L’Afrique en marche.
► Vous pouvez écouter ce podcast aussi sur les plateformes suivantes : Apple Podcasts – Afripods – Deezer – Castbox – Podcast Addict – Spotify
Et pour écouter tous nos podcasts en français appuyez ici!
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала