Et si la transition énergétique mondiale, présentée comme une nécessité climatique, devenait aussi un enjeu économique majeur pour l’Afrique?
Et si la transition énergétique mondiale, présentée comme une nécessité climatique, devenait aussi un enjeu économique majeur pour l’Afrique?
Selon l’Agence internationale de l’énergie, la moitié des investissements énergétiques réalisés en Afrique ont été consacrés au pétrole et au gaz. Par contre, plus de 600 millions de personnes sur le continent n’ont toujours pas accès à l’électricité et plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à des solutions propres pour la cuisson.
Au programme du podcast L’Étendard, une question sensible:
⁉ Peut-on demander aux pays africains d’accélérer leur sortie des hydrocarbures alors qu’une partie importante de leur population n’a toujours pas accès à une énergie fiable ?
Afin de répondre à cette interrogation, nous avons reçu Khadim Mbacké Sall, coordinateur Urgences Panafricanistes Sénégal, consultant en efficacité énergétique et management environnemental.
Selon lui, la transition énergétique mondiale est réelle, mais cela serait inacceptable d’imposer à l'Afrique un agenda.
"On ne peut pas aujourd'hui imposer aux pays africains d'accélérer leur transition énergétique. Ce serait inacceptable, voire totalement absurde. En effet, la responsabilité du réchauffement climatique incombe principalement aux nations les plus polluantes, et ce sont elles qui doivent mener et intensifier cet effort en priorité", affirme le consultant au micro de Sputnik Afrique.
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