- Sputnik Afrique, 1920
Sans Détour
Toute l'actualité géopolitique sur la guerre en Ukraine, l'Otan et la Russie sans détour, c'est maintenant sur Sputnik Afrique.

L’Ukraine: l’avenir ... et la perte de l’Europe

L’Ukraine: l’avenir ... et la perte de l’Europe
S'abonner
Dans cette nouvelle émission de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur l’actualité internationale. Au menu: les quatre années du rattachement des nouvelles régions à la Russie, la diversification de la réponse russe sur le front ukrainien, l’UE en guerre contre la Russie et le monument "inconfortable" de la résistance.
Il y a quatre ans de cela, suite à un référendum, les régions de Donetsk, de Lougansk, de Kherson et de Zaporojie décidaient de rentrer en Russie. Pour Karine Bechet, par cette décision, les habitants ont provoqué une rupture géopolitique profonde dans le Monde global et redonné vie au Monde russe:
"Les gens se déplaçaient malgré les tirs, malgré la frappe de l'ennemi, tout a été fait pour qu'ils puissent s’exprimer, parce que pour eux, cet acte a fait la différence entre l'annexion et le retour à la maison. De cette manière, ils ont dit non, on n'est pas annexés, c'est réellement notre volonté, et on le veut. Et c'est ça, qui est absolument inacceptable, c’est ça qui fait cet élément de rupture sur le plan géopolitique."
La Russie a décidé de répondre de manière systématique, tant sur le plan militaire qu’à la spoliation de ses actifs. Pour Karine Bechet, c’est le caractère systématique qui est important:
"Quand vous frappez à une fois très fort, vous laissez le temps à l'ennemi de reconstruire, soit de mettre en place des circuits de dérivation, qui permettent de contourner le problème. Or, les frappes étant systématiques, cela ne laisse plus cette possibilité justement de, je dirais, colmater les trous."
Quand le ministre russe des Affaires étrangères déclare que l’Europe est en guerre contre la Russie, pour Karine Bechet, il ne fait que constater un fait. Les Atlantistes européens produisent un discours de guerre pour exercer une pression "sur les élites diverses dans les pays européens, qui doit conduire à une réconciliation".
Mais on voit aussi leur volonté belliciste par le rejet de toute négociation. Comme le souligne Karine Bechet :
"Ils ont besoin de figer le conflit pour redonner des forces à leurs troupes, soyons honnêtes, quel que soit le drapeau, sur le front ukrainien afin, derrière, de pouvoir reprendre le combat."
Sur demande de l’Ukraine, la France a accepté de reporter sine die l’ouverture officielle d’un monument en Lorraine dédié à la mémoire du groupe de résistantes soviétiques, "Rodina", qui a par ailleurs aidé la résistance française et dans lequel se trouvaient aussi des Ukrainiennes. Cela s’explique, selon Karine Bechet, par le fait que "nous avons des autorités ukrainiennes, qui sont post-ukrainiennes, comme nous avons les autorités françaises, qui sont post-françaises. Et en ce sens, quand les autorités en Europe disaient que l'Ukraine était l'avenir de l'Europe, ils disaient la vérité."
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала