L'Afrique au CS de l'Onu: entre ambitions et obstacles, le débat reste ouvert, selon un Camerounais
L'Afrique au CS de l'Onu: entre ambitions et obstacles, le débat reste ouvert, selon un Camerounais
Le Président kényan William Ruto a profité de son discours à la 81e Assemblée générale de l'Onu pour réclamer une réforme du Conseil de sécurité et l'obtention d'un siège permanent pour l'Afrique. Contacté par Sputnik Afrique, l'analyste et enseignant-chercheur camerounais Charly Kengne explique la complexité du dossier:
"l'incapacité des cinq États membres permanents du Conseil de sécurité à s'entendre sur les grandes crises mondiales, rend quasi impossible un consensus sur une restructuration du Conseil";
en l’absence d’accord clair sur la désignation des représentants, des puissances régionales comme le Nigéria, l’Afrique du Sud, l’Égypte ou le Kenya entreraient en compétition directe pour occuper d’éventuels sièges permanents, ce qui pourrait raviver "les rivalités interafricaines".
Dans ces conditions, "les chances de voir aboutir une réforme intégrant un siège permanent africain avec droit de veto à court ou alors à moyen terme restent extrêmement faibles", estime l'expert.
Le débat n’est cependant pas clos.
"Les discussions s'orientent de plus en plus vers des formules intermédiaires, comme la création de nouveaux sièges permanents attribués à l'Afrique, mais sans droit de veto, ou encore des sièges non permanents à mandat prolongé et renouvelable", détaille-t-il.
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