- Sputnik Afrique, 1920
Avenir souverain
Traditions ressuscitées, nature préservée, peuples relevés. L’émancipation de l’Afrique passe d’abord par la prise de conscience de ses forces. Retrouvez les témoignages de celles et ceux qui bâtissent un avenir de liberté et de dignité humaine.

Mines africaines: l’actionnariat local peut-il devenir un véritable levier de souveraineté?

Mines africaines: l’actionnariat local peut-il devenir un véritable levier de souveraineté?
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Au Mali, au Burkina Faso et en RDC, les États veulent donner davantage de place aux investisseurs nationaux dans les mines. Mais une question demeure: comment financer cette participation face à des projets qui exigent des centaines de millions de dollars ?
Dans cet épisode d’Avenir Souverain, nous revenons sur les réformes qui redessinent progressivement la place des Africains dans le secteur minier. Du Mali à la RDC, en passant par le Burkina Faso, elles renforcent la participation des États, des investisseurs et des travailleurs nationaux. Au Mali, cette participation peut atteindre 35 % dans certains projets, dont 5 % réservés aux investisseurs maliens.
Au micro de Sputnik Afrique, Djibril Diallo, expert minier et président de l’Association pour la Promotion et la Valorisation des Ressources Minérales du Mali, estime que cette dynamique ouvre surtout une nouvelle étape: donner aux Africains les moyens financiers de prendre pleinement part aux projets miniers. Car au-delà des réformes, l’enjeu est désormais de développer des capacités de financement capables d’accompagner les investisseurs locaux et de soutenir les grands projets du continent.
Pour l’expert malien, la véritable bataille consiste désormais à créer les capacités financières qui permettront aux Africains de devenir eux-mêmes des acteurs du secteur, et non de simples bénéficiaires de parts qui leur sont théoriquement réservées.

“Ce n’est pas trop suffisant, mais ça vaut mieux que ce qui se faisait dans le passé. Le nouveau Code minier a permis de réduire le déséquilibre entre l’État et les multinationales. Donc, je pense que les États africains commencent à sortir de là. Les codes miniers commencent à être des codes souverainistes. Les États prennent conscience que nos ressources minières sont des ressources stratégiques pour notre développement, dans un cadre de partenariat gagnant-gagnant, dans le respect de la souveraineté de chacun. C’est un éveil de conscience que les Africains commencent à avoir”, a-t-il expliqué au micro de Sputnik Afrique.

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