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Convergence Amara
Le podcast qui met l’expertise centrafricaine au cœur des enjeux africains. Décryptages sans filtre, géopolitique internationale et regards croisés: une bouffée d’air frais pour comprendre l’Afrique d’aujourd’hui, où les voix de Centrafrique portent et résonnent sur tout le continent.

Inondations à répétition: fatalité naturelle ou responsabilité humaine?

Inondations à répétition: fatalité naturelle ou responsabilité humaine?
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Dans ce nouvel épisode de Convergence Amara, Alban Dieu béni Djasrabé, ingénieur agronome et coordonnateur de la Communauté des agronomes centrafricains, décrypte les causes réelles des inondations qui frappent la Centrafrique.
Chaque saison des pluies, des habitations sont envahies par les eaux, des familles sont déplacées, des infrastructures endommagées et des terres agricoles perdues. Mais pour l'expert, la nature n'est pas la seule coupable.
"L'inondation résulte beaucoup plus des actions humaines, de ce que nous-mêmes nous faisons, que de manière naturelle."
Déchets plastiques obstruant les caniveaux, déforestation, occupation des zones marécageuses, urbanisation anarchique: autant de facteurs qui transforment une simple pluie en catastrophe. Et le constat est sans appel.
"La science a démontré que le plastique peut rester dans le sol pendant plus de 100, 200, 300 ans. Dans certains quartiers, il n'existe plus de caniveaux parce que les plastiques se sont entassés et ont tout recouvert."
Les conséquences sont lourdes, tant sur le plan sanitaire qu'économique.
"Quand l'eau stagne, cela entraîne la multiplication des micro-organismes et une prolifération énorme des moustiques, vecteurs du paludisme. Nous sommes beaucoup plus exposés aux maladies à cause de ces eaux stagnantes."
Face à ce cercle vicieux, l'ingénieur propose des solutions concrètes articulées autour de trois niveaux d'action: arrêter la coupe des arbres et reboiser massivement, assurer une bonne gestion des déchets et le nettoyage régulier des caniveaux, et sensibiliser les populations vivant dans les zones à risque à trouver des alternatives.
Mais pour lui, la véritable clé du changement repose sur une prise de conscience collective et sur l'éducation des plus jeunes.
"L'éducation doit commencer par nos enfants. Si on leur apprend dès maintenant à jeter leurs déchets dans la poubelle, ils éduqueront leurs propres enfants et nous n'aurons plus ces problèmes dans 20 ans."
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