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Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

"Les États-Unis vont être anéantis par cette erreur majeure qu’a été la saisie des avoirs" russes

"Les États-Unis vont être anéantis par cette erreur majeure qu’a été la saisie des avoirs" russes
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Dans cet épisode de L'Afrique en marche, Charles Abdallah, professeur à l'université de Saint-Joseph à Beyrouth et ex-économiste de l'UE au Liban, estime qu'il est évident " qu’il est dans l’intérêt des pays du Sud global d’avoir à éviter l’utilisation du dollar dans leurs transactions avec qui que ce soit pour gagner en souveraineté".
Charles Abdallah revient d’abord sur le poids du système financier américain et sur la capacité de Washington à sanctionner les banques qui effectuent des transactions avec des entités visées par les sanctions américaines.
Il cite notamment le cas de BNP Paribas, condamnée en 2014 à une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir contourné des embargos américains.
Pour l’économiste, cette situation montre l’intérêt pour les pays du Sud global de réduire leur dépendance au dollar:
"Il est donc évident qu’il est dans l’intérêt des pays du Sud global d’avoir à éviter l’utilisation du dollar dans leurs transactions avec qui que ce soit pour gagner en souveraineté."

Les BRICS et la dé-dollarisation

Selon Charles Abdallah, les BRICS constituent une piste pour développer des alternatives au système dominé par le dollar, notamment grâce aux paiements en monnaies locales.
"Les BRICS proposent une alternative puisqu’ils travaillent actuellement à développer les paiements entre pays membres et partenaires en monnaie locale."
L’économiste estime également que la saisie des avoirs de la Banque centrale de Russie a contribué à fragiliser la confiance dans le dollar.
"Tous ces efforts des États-Unis vont être anéantis par cette erreur majeure qu’a été la saisie des avoirs de la Banque Centrale de Russie."

Quelle souveraineté financière pour l’Afrique?

Pour les pays africains, cette évolution pourrait aussi passer par le développement d’infrastructures financières et de télécommunications permettant de diversifier les échanges internationaux.
"Pour retrouver leur pleine souveraineté et garantir la sécurité de leurs transactions en renminbis, il est donc certain que les pays du monde entier, notamment les pays africains, devront compter sur des câbles et des infrastructures de télécommunications séparés les reliant aux institutions chinoises."
🌍 Dé-dollarisation, monnaies locales et nouvelles infrastructures: comment les pays africains peuvent-ils renforcer leur souveraineté financière?
🎙️ Retrouvez l’analyse complète dans ce nouvel épisode de L’Afrique en marche.
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