Au Mali, produire plus ne suffit plus, il faut retenir la valeur, clame une militante

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Au Mali, produire plus ne suffit plus, il faut retenir la valeur, clame une militante

"Nos économies étaient structurées pour, avant tout, faire la production de matières premières et tous les corridors étaient orientés vers l'Occident", déplore Ténin Nana Kouyaté auprès de Sputnik Afrique.

Fondatrice d’Agribox, une solution technologique destinée aux petits exploitants agricoles, elle a décortiqué pourquoi l’Afrique, malgré l’abondance de ses ressources, peine encore à en tirer toute la valeur économique:

Problèmes

L'économie est encore calée sur la rente: les matières premières vont vers l’extérieur, le Mali est le consommateur du produit fini.

Les pertes post-récolte sont massives (ex. ~44 % de fruits qui pourrissent): des milliards d’intrants sont consacrés à un rendement qui s’évapore.

Infrastructures faibles (stockage, routes, énergie): plus de 2.000 PME sont fermées dans la crise énergétique; des usines restent sans approvisionnement continu.

Le financement agricole est rare, un investisseur court un risque trop élevé.

Les moyens d'y remédier, selon Mme Kouyaté, sont:

La vision Malikoura 2063 avec le projet Farafina Djigine qui vise à faire du Mali "le grenier de l'Afrique de l'Ouest et un exportateur net de produits transformés".

La priorité à la première transformation sur place plutôt qu’à la course aux volumes.

La primauté aux usines locales sur la matière première; la ZLECAF pour nourrir l’Afrique d’abord.

L'État qui protège les premiers industriels crédibles pour entraîner les suivants.

Pour en savoir plus, écoutez l'émission "Avenir souverain".

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