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Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

"L'Otan-Islamique": "l’embryon d'une architecture sécuritaire, plus qu'une alliance militaire"

"L'Otan-Islamique" : "l’embryon d'une architecture sécuritaire, plus qu'une alliance militaire"
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Dans cet épisode de L'Afrique en marche, le colonel Régis Chamagne, retraité de l’armée de l’air française, éminent analyste militaire et géopolitique, explique le contexte et les enjeux sécuritaires et stratégiques du pacte de la Mecque signé par Ankara, Riyad et Islamabad, créant ainsi une sorte d'"Otan-Islamique", et son impact sur la région.
Le colonel Régis Chamagne estime que les monarchies arabes et, plus largement, les pays musulmans de la région – sunnites comme chiites – œuvrent à la mise en place d’une nouvelle architecture de sécurité régionale.

"L'Otan-Islamique est probablement l’embryon de cette nouvelle architecture, plus qu'une réelle alliance militaire. Il est vraisemblable que les États-Unis quitteront la région quand la guerre aura cessé. Pour le moment, il est sage de rester flou et de ne pas désigner d’ennemi a priori", a affirmé l’analyste militaire et géopolitique.

Sur le plan politique, il souligne que la démarche est avant tout politique et que d’autres pays pourraient rejoindre ce groupe au fur et à mesure que les États-Unis et Israël perdraient la guerre contre l’Iran.
Régis Chamagne ajoute que, du fait de sa position entre Orient et Occident, la Turquie mène une politique "duale et ambiguë sous Erdogan". À long terme, selon lui, une fois l’Otan disparue, la place de la Turquie dans une architecture régionale de sécurité ne poserait plus problème, à condition de compter sur la Russie – et peut-être la Chine – pour modérer ses tendances expansionnistes.
Enfin, il juge que l’article 5 de l’Otan n’est pas vraiment contraignant. Concernant la construction par les Émirats arabes unis de la base de Berbera, au Somaliland, au profit des États-Unis et d’Israël, il y voit, dans une vision à court terme, une manœuvre tactique.
"Mais si l’on considère la défaite que ces deux pays subissent face à l’Iran, il est probable que cette manœuvre soit un coup d’épée dans l’eau dans la mesure où les États-Unis se font mettre dehors de l’Asie occidentale et où la survie de l’État d’Israël n’est pas assurée".
🎙️ Retrouvez l’analyse complète dans ce nouvel épisode de L’Afrique en marche.
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