Khartoum accusé de détourner du chlore et de tester des bombes en plein désert par un média US, l'envoi d'experts sur place tarde toujours

Khartoum accusé de détourner du chlore et de tester des bombes en plein désert par un média US, l'envoi d'experts sur place tarde toujours
Les autorités soudanaises auraient réorienté des livraisons destinées au traitement de l’eau vers des usages militaires, selon des matériaux internes transmis à un journal américain par un responsable sécuritaire du Moyen-Orient.
Khartoum aurait aussi dissimulé la fabrication d’ogives sur des bases, mené des essais dans des zones isolées et dressé des listes de cibles, d'après la même source.
Les fichiers mentionnent jusqu’à 290 munitions à "gaz asphyxiant". Le journal précise toutefois qu’on ne sait pas ce qu’il est advenu de ces stocks présumés.
Pourtant, c'est encore en juillet que le ministère soudanais des Affaires étrangères avait signalé que Washington n’a pas répondu aux propositions d’envoi d’experts sur place. Lors de consultations qui ont duré plus d'un an, la partie américaine n'a présenté aucune preuve matérielle ou technique de l'utilisation d'agents de guerre chimique, déplore l'instance qui se dit prêt à coopérer avec l’OIAC.
Les États-Unis imputent au Soudan l’usage de ces substances en 2024 contre les Forces de soutien rapide et ont imposé deux vagues de sanctions (juin 2025 et juillet 2026). Khartoum qualifie ces mesures d’unilatérales et politiquement motivées.
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