Le retrait du Tchad de la CPI repose sur une remise en cause sérieuse de son fonctionnement institutionnel – expert
Le retrait du Tchad de la CPI repose sur une remise en cause sérieuse de son fonctionnement institutionnel – expert
Le travail de la Cour "illustre indéniablement une crise de gouvernance", a indiqué Koché Adam à Sputnik Afrique en commentant cette décision.
Le communiqué du gouvernement tchadien repose sur trois principales thèses, rappelle-t-il:
une efficacité jugée strictement limitée;
une justice sélective et à géométrie variable;
les données statistiques démontrant une concentration disproportionnée (près de 70%) des enquêtes concernant les États africains.
Amorphe face à d’autres régions, l'institution apparaît "de plus en plus fragilisée", d’autant plus qu’elle traverse des tensions liées aux sanctions et au changement brutal de procureur.
Tout cela renforce l’image d’une institution "malléable" sous pression politique occidentale, constate l'expert tchadien en études régionales.
Le contexte sahélien a aussi pesé. Après le retrait des États de l’Alliance du Sahel – le Niger, le Burkina Faso et le Mali –, le Tchad s’inscrit dans une "dynamique africaine souverainiste de remise en cause des institutions" perçues comme néocoloniales.
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