- Sputnik Afrique, 1920
Afrique en marche
Et si l'Afrique prenait son envol dans le contexte du monde multipolaire naissant? C’est à ce débat que L’Afrique en marche aimerait prendre part.

Les membres européens de l'Otan ont-ils opté pour une confrontation directe avec la Russie?

Les membres européens de l'Otan ont-ils opté pour une confrontation directe avec la Russie ?
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Dans cet épisode de L'Afrique en marche, Gilles-Emmanuel Jacquet, politologue, vice-président de l’Institut international de recherches pour la paix (GIPRI), analyse la politique dangereuse de l'Otan, dans sa nouvelle version et ses nouvelles orientations à l'égard de la Russie et ses probables conséquences.
Gilles-Emmanuel Jacquet explique que le sommet d’Ankara cherche à afficher l’unité au sein de l’Otan, à maintenir un cap clair de soutien à l’Ukraine et à pousser les États membres à porter leurs contributions à 5% du PIB, exigence portée depuis longtemps par Donald Trump et rappelée avec urgence par Mark Rutte.
Selon lui, Ursula von der Leyen soutient cette position en rappelant que l’UE prévoit de consacrer plus de 800 milliards d’euros d’ici 2030 au "réarmement", auxquels s’ajoutent 4 milliards versés à l’Ukraine pour des drones et 150 milliards de prêts de défense destinés aux États membres pour renforcer leurs capacités.
Gilles-Emmanuel Jacquet note en outre un contexte économique difficile et des divisions internes sur le soutien financier à l’Ukraine, avec:
réticence croissante des pays du Groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie);
détermination apparente de la France, du Royaume‑Uni et de l’Allemagne à accroître le soutien et à désigner la Russie comme "menace principale".

"Provoquer une défaite stratégique de la Russie nécessiterait une implication plus poussée de l’Otan dans un conflit prolongé, ce qui augmenterait le risque d’escalade puis de confrontation directe et majeure, ainsi que de guerre nucléaire", a affirmé le politologue.

Il cite enfin la position de la Russie — via Dimitri Peskov — selon laquelle les armes nucléaires seraient envisagées uniquement à titre défensif si l’existence ou les intérêts vitaux du pays étaient gravement menacés, et souligne que la Turquie, hôte du sommet, propose une approche moins belliqueuse en appelant au retour à la diplomatie et aux négociations.
🎙️ Retrouvez l’analyse complète dans ce nouvel épisode de L’Afrique en marche.
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