Comment concilier la souveraineté et la rentabilité de l'État camerounais? Avis d'un expert

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Comment concilier la souveraineté et la rentabilité de l'État camerounais? Avis d'un expert

Selon un rapport de la Chambre des comptes de la Cour suprême publié en juin, le portefeuille de participations de l’État camerounais est "très peu rentable".

En 2024, sur près de 2.000 milliards de francs CFA investis dans 50 entreprises publiques, l’État n’a récupéré que 55,85 milliards de de dividendes, soit un rendement de 2,92%.

Faut-il repenser le portefeuille public entre logique stratégique et logique de rentabilité, ou l’État doit-il accepter de perdre de l’argent au nom de la souveraineté et de l’intérêt général?

Pour l'économiste camerounais Marc Onana Ombé, contacté par Sptunik Afrique, une solution existe: l’État doit diviser son portefeuille en deux entités distinctes. Une sera pour les "entreprises de souveraineté" dans les secteurs d'eau et d'électricité, et une autre pour les entreprises commerciales.

"Cela va permettre que le déficit enregistré par le portefeuille du secteur de souveraineté sera compensé par la performance du secteur commercial", conclut-il.

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