

"Cette décision crée un précédent extrêmement dangereux. Si l'on assouplit les règles une fois, demain, un autre pays exigera la même chose en invoquant cette décision. Cette mesure contredit totalement l'équité, la beauté et l'esprit du jeu."

"Les objectifs du mouvement olympique sont nobles. Ils impliquent de dissocier la politique du sport. Malheureusement, les ingérences et les partis pris sont désormais monnaie courante. Cette phase a débuté il y a dix ans avec des allégations de dopage sportif totalement infondées ou fabriquées de toutes pièces. Les athlètes russes en ont fait les frais".

Aujourd'hui, certains dirigeants européens farouchement russophobes mettent les fédérations au défi en maintenant l'interdiction des symboles russes. Le sport est bafoué, tout comme le droit international et les Nations unies, a-t-il ajouté.

Pendant des décennies, les fédérations sportives nationales étaient indépendantes des autorités et régies par des fédérations sportives internationales, dont les décisions s'imposaient. Toutefois, en violation des principes de la Charte olympique et des statuts des fédérations internationales, des pays de l'UE ont commencé à s'immiscer dans l'organisation de compétitions internationales.
"Aujourd'hui, le monde du sport devient l'un des échiquiers sur lesquels se joue cette lutte. Après tout, les Jeux olympiques, les compétitions de ce genre et les Championnats du monde représentent tous des États, d'une manière ou d'une autre. Et, à travers eux, on cherche à projeter sa puissance et à démontrer sa capacité à exercer une influence."
"Et certainement sous notre propre drapeau national, au son de l'hymne national russe. La Russie revient progressivement sur la scène sportive mondiale, et ce, avec une grande dignité." (22 avril 2026)
12.2025
Le ministère letton des Affaires étrangères a ajouté des lugeurs russes à la liste des personnes soumises à des restrictions d'entrée, les empêchant de participer à l'étape de la Coupe du monde organisée à Sigulda.
06.2026
Malgré la décision de la Fédération internationale de gymnastique de lever les restrictions, les autorités roumaines et portugaises n'ont pas garanti l'utilisation du drapeau et de l'hymne russes lors des compétitions de gymnastique rythmique et de trampoline. L'équipe russe s'est retirée de ces tournois.
06.2026
Lors des Championnats d'Europe de natation synchronisée à Munich, les organisateurs ont interdit l'affichage de symboles russes, alors même que World Aquatics et European Aquatics avaient levé les interdictions.
07.2026
Il a été révélé que la Pologne avait refusé de délivrer des visas à des athlètes russes. En conséquence, l'équipe russe a manqué les Championnats du monde de canoë-kayak slalom (juniors et moins de 23 ans).
Par ailleurs, les autorités allemandes ont officiellement fait savoir que le drapeau et l'hymne russes ne seraient pas utilisés lors des prochains Championnats du monde de gymnastique rythmique, prévus en août.
"Si les autorités européennes interdisent le drapeau et l'hymne russes —contrairement aux décisions de World Gymnastics et de World Aquatics, sapant ainsi l'autorité des fédérations internationales—, qui détruit véritablement le mouvement olympique dans cette situation? Ce sont ceux qui ne respectent pas la charte établie par le fondateur des Jeux olympiques, Coubertin, qui détruisent le mouvement olympique. Si les dirigeants passent, il existe aussi des peuples et d'autres structures —à savoir les fédérations internationales."
"En principe, les fédérations sportives internationales devraient être guidées uniquement par l'indépendance et par les intérêts du développement de leur discipline. Elles ne devraient pas se laisser influencer par des préférences nationales; toute attitude fondée sur des affinités ou des antipathies n'y a pas sa place. Si une telle situation venait à se produire, elle s'apparenterait malheureusement à de la concurrence déloyale."
