- Sputnik Afrique, 1920
Sans Détour
Toute l'actualité géopolitique sur la guerre en Ukraine, l'Otan et la Russie sans détour, c'est maintenant sur Sputnik Afrique.

"Ce sont les péchés qui font perdre les batailles"

"Ce sont les péchés qui font perdre les batailles"
S'abonner
Dans cette nouvelle émission de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur l’actualité internationale. Au menu: les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, le durcissement de la position russe face à l’Occident, les laboratoires américains en Ukraine et l’importance de la dénazification.
Pour Karine Bechet, les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran démontrent la relativité de la toute-puissance américaine et c’est une leçon à tirer:

"Il existe un dicton selon lequel la faiblesse des uns fait la force des autres, c'est-à-dire que les États-Unis sont des superpuissances tant qu'ils sont reconnus comme tels par les autres pays, qui n'osent pas finalement la remettre en cause. Et d'une certaine manière, c'est ce système de soumission accepté par quasiment l'ensemble des pays qui permet aux États-Unis de jouer leur rôle de superpuissance".

L’intensification des frappes de l’armée atlantico-ukrainienne contre la Russie revêt plusieurs dimensions, dont la dimension symbolique n’est pas à négliger dans le cadre de la guerre mentale, qui accompagne l’aspect militaire du conflit:
"Il y a une dimension symbolique, puisque Voronej a été frappé le 22 juin, le jour justement où il y a 85 ans, l'armée nazie a agressé l'Union soviétique. Il est difficile, quand même, de ne pas faire un parallèle. Et je dirai que ce parallèle va assez loin, puisque les méthodes employées commencent à rappeler de plus en plus le terrorisme, qui était employé par les nazis contre les Slaves".
Pour Karine Bechet, c’est justement ce qui va conduire les Atlantistes à leur perte contre la Russie:
"Cela fait penser à cette déclaration de Jeanne d'Arc à l'époque, pour qui, je cite, ce sont les péchés qui font perdre les batailles. Lorsqu'une armée en arrive à commettre autant de péchés, que ce soit des crimes directs et le Comité d'enquête russe ouvre des enquêtes pénales sur chaque situation, mais d'une manière plus générale, plus abstraite, si l'on repense aux péchés capitaux, il semblerait quand même que les Atlantistes pèchent par orgueil actuellement".
De là, nous comprenons le caractère essentiel de la lutte contre le néonazisme par la Russie sur le front ukrainien, même si, comme le souligne Karine Bechet, l’Occident considère un peu trop confortablement que le nazisme a disparu en 1945:
"Il est extrêmement important, il me semble aujourd'hui, alors que le conflit s'intensifie, que ces États et ces pays qui soutiennent la Russie actuellement, et je pense notamment aux pays en Afrique, je pense aussi à des pays en Asie ou en Amérique du Sud, comprennent qu'il faut peut-être passer maintenant du stade de partenaire au stade d'allié, parce qu’on n'arrête pas la peste si on ne la détruit pas dans ses racines".
► Retrouvez tous les épisodes du podcast Sans Détour.
► Vous pouvez écouter ce podcast aussi sur les plateformes suivantes: Apple PodcastsDeezerSpotifyAfripodsCastboxPocket CastsPodcast Addict
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала