Togo: une croissance projetée à 6,3% en 2026

CC BY 3.0 / Hansueli Krapf / Vue aérienne de Lomé
Vue aérienne de Lomé - Sputnik Afrique, 1920, 21.06.2026
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La croissance économique du Togo devrait atteindre 6,3 % en 2026, contre 6,1 % enregistrée durant l'année précédente, selon les prévisions du Conseil National du Crédit (CNC).
Réuni récemment à Lomé pour sa deuxième session ordinaire de l’année, le Conseil a examiné l’évolution de la conjoncture économique nationale et les perspectives de croissance dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques persistantes.
Cité par des médias locaux, le vice-président du CNC et ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, qui présidait cette réunion, a relevé que l’économie togolaise continue de faire preuve de solidité malgré les aléas de la conjoncture internationale.
Selon les données dévoilées à cette occasion, l’inflation demeure contenue à 0,7 % à fin avril, tandis que le ratio de la dette publique est retombé à 61 % du PIB, un niveau inférieur au plafond communautaire, fixé à 70 %.
Le CNC a également souligné le rôle moteur de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) et du Port autonome de Lomé dans la transformation structurelle de l’économie togolaise, grâce au développement d’activités industrielles et logistiques à forte valeur ajoutée.
Le Conseil a aussi relevé les progrès enregistrés dans la digitalisation du secteur financier, soulignant que la quasi-totalité des banques opérant dans le pays ouest- africain proposent désormais, des services numériques et participent au système régional de paiement instantané de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Cette dynamique a contribué à porter le taux d’utilisation des services bancaires à 32,2 %, contre 30,1 % un an auparavant, alors que le coût du crédit a poursuivi sa tendance à la baisse, avec un taux moyen de 7,5% au premier trimestre de l’année en cours.
Le CNC a toutefois attiré l’attention sur la faiblesse du financement accordé à certains secteurs stratégiques, notamment l’agriculture et l’habitat, qui ne représentent respectivement que 1,5 % et 1,1 % des concours bancaires, appelant les établissements financiers à renforcer leur soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux filières agricoles et industrielles.
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