"C'est en quelque sorte le règne de Goebbels actuellement, partout"
"C'est en quelque sorte le règne de Goebbels actuellement, partout"
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Dans cette émission de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur l’actualité internationale. Au menu, l’attaque sanglante contre le dortoir du collège de Starobelsk, la réponse russe, la loi russe de saisie des biens des "relocants" et l’activité du renseignement atlantiste dans l’espace post-soviétique.
Pour Karine Bechet, le tir de l’armée atlantico-ukrainienne sur Starobelsk dans la République de Lougansk, qui a fait 21 morts et une soixantaine de blessés, de jeunes étudiants, est un crime de guerre. La raison est toujours la même:
"Les curateurs, disons ainsi, atlantistes qui agissent à travers les Ukrainiens, ont exactement la même logique. Pour eux, c'est en quelque sorte un crime de lèse-globalisation, qui a été commis par les habitants de l’Est de l'Ukraine, lorsqu'ils ont, et à plusieurs reprises, exprimé leur désir de revenir en Russie et que finalement ce désir a été exaucé par la Russie".
L’hypocrisie et le fanatisme des Atlantistes ont été ici visibles à la fois par le refus d’envoyer des journalistes, mais également par l’accusation faite à la Russie pour sa réponse. Les élites atlantistes sont en fait en guerre contre les populations nationales:
"Nous sommes effectivement dans une forme de guerre mentale, conduite par ces élites dirigeantes en Occident, et pas que en Europe, contre leur population. Parce que ce ne sont pas des élites nationales, c'est un régime d'occupation. C'est moins visible quand il n'y a pas de chars et de drapeaux étrangers, mais l'occupation n'est pas que militaire. Et là, nous voyons une occupation idéologique des pays, qui n'est pas moins dangereuse, d'ailleurs".
Pour Karine Bechet, l’adoption par la Chambre basse du Parlement russe, prévoyant la confiscation des biens des Russes partis à l’étranger et travaillant contre elle, marque un changement dans la ligne russe:
"La Russie commence à intégrer dans son mode de fonctionnement cette logique de l'ennemi, qui existe en temps de guerre. C'est-à-dire que vous collaborez avec l'ennemi, soit, mais tout a un prix. Chacun est libre de faire ses choix, mais toute liberté entraîne une responsabilité. Et c'est un peu le mécanisme, qui est mis en place par la Douma, c'est-à-dire un mécanisme qui n'empêche pas les gens, si par conviction ils veulent partir à l'étranger et travailler avec ceux qui veulent détruire la Russie – libre à eux. Mais dans ce cas-là, effectivement, cela a un coût. Or, n'oublions pas une chose, c'est que ces gens sont, pour les élites globalistes, beaucoup plus utiles en Russie, à l'intérieur qu'à l'extérieur, puisque leur intérêt c'est justement d'essayer de détruire la Russie de l'intérieur".
Le FSB met l’accent sur le travail de sape des services de renseignements étrangers dans l’espace post-soviétique, afin de manipuler les sociétés sous couvert de coopération. Comme le souligne Karine Bechet, le renseignement au sein de l’UE s’institutionnalise sous la tutelle américaine:
"Nous sommes passés d'une collaboration horizontale entre les pays européens sur des questions de sécurité, ce qui est logique dans un espace civilisationnel, à la mise en place d'une hiérarchie, c'est-à-dire d'une verticalité, avec à la base les services de renseignement nationaux, qui ramassent en quelque sorte l'information. Cette information est envoyée au niveau européen, qui la systématise. Et les décisions, soyons nettes, sont prises en collaboration avec les services américains".
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