Abrogation du Code noir en France: "les victimes, c'est l'Afrique", il est temps d’exiger des réparations, dit un expert nigérien
Abrogation du Code noir en France: "les victimes, c'est l'Afrique", il est temps d’exiger des réparations, dit un expert nigérien
Le vote des députés français doit ouvrir la voie à une discussion sérieuse sur les réparations, estime Salifou Ibrahim Bako, président de la fédération Niger Uni, dans un entretien accordé à Sputnik Afrique.
Selon lui, l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage doit être réexaminée, mais cette responsabilité incombe avant tout aux dirigeants africains: "Il n'y a que les dirigeants africains, avec des investigations claires et nettes, pour cibler qui et qui ont été victimes de l'esclavage". "Nous devrons profiter" de cette décision française "pour réclamer réparation", affirme-t-il.
L’Assemblée nationale, chambre basse du Parlement français, a voté à l'unanimité, le 28 mai, l'abrogation du Code noir. Datant du XVIIe siècle, ce texte réglementait l’esclavage dans les colonies et n'avait jusqu'alors jamais été abrogé, malgré l'abolition de l'esclavage en 1848. Depuis 2001, la France reconnaît la traite et l'esclavage comme un crime contre l'humanité.
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