La Russie se donne les moyens du nouveau rapport de forces au plan international
La Russie se donne les moyens du nouveau rapport de forces au plan international
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Dans cette nouvelle émission de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur l’actualité internationale: les globalistes et le Tribunal spécial pour condamner la Russie en Ukraine, la loi russe permettant de recourir à l’armée en aide à ses citoyens à l’étranger, la Chine et le Monde multipolaire, les exercices nucléaires russes.
Selon Karine Bechet, le fonctionnement prévu du tribunal contre la Russie viole dans son organisation même le principe d’impartialité de la justice. Car les globalistes ne veulent pas juger, mais condamner la Russie:
"Ils vont ainsi pouvoir attaquer directement la direction politique de la Russie, parce que c'est ce qui les intéresse. Ils veulent juger Vladimir Poutine et les hauts responsables militaires, mais surtout Vladimir Poutine. C'est une idée fixe chez eux. Donc ils disent condamner la décision de la Russie de répondre en 2022 et ils veulent condamner la Russie également pour cet échec, pour l'instant en tout cas, militaire, qui leur a été infligé sur le front".
La réforme législative russe permettant de recourir aux forces armées pour venir en aide aux citoyens russes sous le coup de poursuites pénales politiques à l’étranger est, selon Karine Bechet, une réponse directe à la détérioration des rapports internationaux:
"C'est une épée de Damoclès, qui maintenant pèse au-dessus des Européens, et cela montre une évolution dans l'attitude de la Russie et dans sa stratégie, qui perd au fur et à mesure de plus en plus d'illusions par rapport à l'Occident globalisé et qui comprend très bien que ces élites globalistes ne comprennent qu'une chose – la force".
La visite en Chine du président américain et surtout la déclaration commune entre les présidents russe et chinois, lors de la visite de Vladimir Poutine, est un signe géopolitique important:
"On ne peut pas dire que nous sommes déjà dans un monde multipolaire, pour la simple et bonne raison que ces élites globalistes, elles n'ont pas disparu et elles sont toujours en place. Mais nous sommes déjà dans la phase d'un monde globaliste, qui est contesté, et d'un monde multipolaire, qui est émergent. Donc, il y a une concurrence et une dynamique d'évolution qui, heureusement pour nous d'ailleurs, ne va pas en faveur de la globalisation".
Pour Karine Bechet, la réalisation de la menace nucléaire va dépendre de ce qu’il reste d’instinct de survie aux élites globalistes européennes:
"La Russie possède des armes, et conventionnelles, et nucléaires, qui sont extrêmement puissantes. Au niveau des armées conventionnelles, certaines dépassent largement ce qui existe en Occident aujourd'hui. Ce serait quand même assez dangereux de passer à l'acte, parce que tout le monde se moquera de savoir ensuite si vous faites une attaque sous faux drapeau. Vous pourrez accuser la Russie d'agresser autant que vous voudrez, mais vous ne serez peut-être plus là pour le dire. Parce qu'il est évident, qu'en cas de danger nucléaire, la Russie ne va pas attendre de voir si le missile qui arrive porte une tête nucléaire ou pas, il est évident qu'elle va réagir".
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