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Sans Détour
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La reconfiguration de l’architecture de sécurité globale face à la crise des élites globalistes

La reconfiguration de l’architecture de sécurité globale face à la crise des élites globalistes
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Dans cette émission de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur l’actualité internationale. Au menu, les dérives européennes de l’Arménie, la réforme de l’armée en Ukraine et la réduction de la présence militaire américaine en Europe.
Comme le souligne Karine Bechet, pour les atlantistes, l’Arménie doit sortir de la zone d’influence de la Russie:
"Les États-Unis et l'Union européenne, c'est-à-dire dans leur dimension d’élites atlantistes, ne peuvent se permettre de lâcher l'Arménie. C'est un point extrêmement important, surtout qu'ils ont déjà quasiment perdu la Géorgie et comme on le voit, dès que ces élites relèvent un petit peu la pression qu'ils portent sur un pays, ça bascule".
Et l’implication des pays européens dans le conflit en Ukraine va au-delà des mots :
"Les pays européens mettent de plus en plus à disposition leur territoire pour permettre à cette armée atlantico-ukrainienne de frapper le territoire russe, qui est considéré comme russe par les pays occidentaux. Je pensais notamment, évidemment, aux régions frontalières du Sud, mais également depuis un certain temps, à la région surtout de Leningrad, autour de Saint-Pétersbourg. Et directement, les pays baltes et la Finlande reconnaissent très clairement, qu'ils facilitent le travail pour la frappe. Nous avons à la fois une dimension symbolique dans la menace, mais également une dimension militaire avec la volonté clairement affichée de vouloir essayer de déplacer le combat sur le sol russe".
Pour Karine Bechet, la volonté de réforme de l’armée ukrainienne, principalement en augmentant le salaire des combattants, se heurte à un véritable problème de fond pour les Atlantistes :
"Il y a de plus en plus de publications dans les médias mainstream sur l'augmentation des actes de résistance, eux appellent ça des actes de sabotage, on va appeler ça des actes de résistance, dans la population et surtout chez les plus jeunes. C'est-à-dire que vous avez une génération finalement sur laquelle cette propagande basique ne prend plus. Ils voient ce qui se passe. Ils peuvent s'informer, ils comprennent quand même plus ou moins ce qui se passe et ils réagissent. Et ça je pense que ça provoque une peur absolument panique chez ces élites atlantistes, qui tiennent à bout de bras cette espèce de protectorat ukrainien".
Pour Karine Bechet, la question de la réduction des forces militaires américaines en Europe doit être analysée au regard des enjeux géopolitiques actuels:
"Il s'agit réellement d'une reconfiguration, puisque le modèle tel qu'issu de la chute de l'Union soviétique objectivement ne fonctionne plus. La situation, les rapports entre les sous-groupes des élites a changé. L'émergence d’une contestation de ce modèle par des élites en dehors de ces élites atlantistes perturbe également le jeu. Donc, il y a une reconfiguration des élites, ce qui oblige à reconfigurer évidemment l'architecture de sécurité globale, ce qui a donc une incidence sur le niveau de l'architecture européenne".
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