Résolution de l'Onu sur l'esclavage: une étape "symbolique", selon un journaliste kényan
Résolution de l'Onu sur l'esclavage: une étape "symbolique", selon un journaliste kényan
La résolution, qui reconnaît l'esclavage comme un crime contre l'humanité, renforce le cadre juridique pour d'éventuelles réparations, même si son application reste limitée, a déclaré à Sputnik Afrique Bill Otieno.
Il tire diverses observations du vote à l'Onu:
L'opposition des États-Unis, d'Israël et de l'Argentine –et l'abstention des Européens– témoignent des craintes de créer un précédent, qui engagerait la responsabilité juridique et financière de pays en vue de réparations.
La résolution aligne la traite transatlantique des esclaves sur les principes juridiques internationaux établis après la Seconde Guerre mondiale, donnant aux États africains et à leurs diasporas les moyens d’exiger des excuses et des réparations.
Le vote montre la voix grandissante de l’Afrique et son affirmation dans la gouvernance mondiale. Cela pourrait renforcer le pouvoir de négociation du continent et remettre en question les récits mondiaux façonnés par les anciennes puissances coloniales.
La justice historique doit s’accompagner d’un développement tourné vers l’avenir. "L’Afrique ne doit pas rester prisonnière des seuls griefs historiques", a déclaré Otieno, appelant à renforcer la souveraineté et à bâtir des partenariats équitables.
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