Flambée des prix des engrais: l’Afrique face à une menace alimentaire sans précédent
08:08 24.03.2026 (Mis à jour: 08:26 24.03.2026)

© Sputnik . Denis Abramov
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Flambée des prix des engrais: l’Afrique face à une menace alimentaire sans précédent
L’escalade du conflit au Moyen-Orient provoque un véritable choc sur les marchés des engrais, constate Malick Niang, membre du conseil d’administration de la WAFA Fertilizer.
"La menace est directe et grave, et elle se caractérise par un effet triple", explique-t-il auprès de Sputnik Afrique.
Premièrement, un choc d’approvisionnement lié aux blocages logistiques. Environ 16 à 17 millions de tonnes d’engrais transitent habituellement par le détroit d’Ormuz.
Deuxièmement, une explosion des prix, amplifiée par la hausse du gaz naturel, qui représente "environ 80% du coût de production des engrais azotés". Enfin, une aggravation des fragilités structurelles des agricultures africaines.
En Afrique subsaharienne, l’utilisation d’engrais n’est que de 15 à 17 kg par hectare, contre 130 à 140 kg en Asie.
"Une même toute petite hausse des prix peut conduire à une réduction de l’utilisation […] et donc un impact immédiat sur les rendements", prévient M. Niang.
Face à cette crise, la sécurité alimentaire du continent est plus que jamais menacée, souligne-t-il.
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L’escalade du conflit au Moyen-Orient provoque un véritable choc sur les marchés des engrais, constate Malick Niang, membre du conseil d’administration de la WAFA Fertilizer.
"La menace est directe et grave, et elle se caractérise par un effet triple", explique-t-il auprès de Sputnik Afrique.
Premièrement, un choc d’approvisionnement lié aux blocages logistiques. Environ 16 à 17 millions de tonnes d’engrais transitent habituellement par le détroit d’Ormuz.
Deuxièmement, une explosion des prix, amplifiée par la hausse du gaz naturel, qui représente "environ 80% du coût de production des engrais azotés". Enfin, une aggravation des fragilités structurelles des agricultures africaines.
En Afrique subsaharienne, l’utilisation d’engrais n’est que de 15 à 17 kg par hectare, contre 130 à 140 kg en Asie.
"Une même toute petite hausse des prix peut conduire à une réduction de l’utilisation […] et donc un impact immédiat sur les rendements", prévient M. Niang.
Face à cette crise, la sécurité alimentaire du continent est plus que jamais menacée, souligne-t-il.
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