L’AES ne se contente plus d’une simple volonté politique d’adhésion - spécialiste des relations internationales
L’AES ne se contente plus d’une simple volonté politique d’adhésion - spécialiste des relations internationales
L’Alliance est née du constat de l’inaction de la Cédéao devant les attaques terroristes qui frappent ses pays membres depuis une décennie.
Face à cette impuissance, les trois États ont choisi de se tourner vers un nouveau partenaire stratégique — la Russie — perçue comme une alternative crédible et gagnant-gagnant, explique auprès de Sputnik Afrique Désiré Oubadjimdehba.
Aujourd’hui, quelles sont les conditions pour intégrer l’AES?
Selon lui, deux critères apparaissent désormais centraux:
une affirmation claire de souveraineté, notamment par la rupture totale de la coopération militaire avec la France et les puissances occidentales
une cohérence diplomatique et politique avec les positions panafricanistes affichées par les trois États fondateurs.
"Si un pays comme le Tchad devait intégrer l’AES, celle-ci y verrait un problème", souligne M. Oubadjimdehba.
Malgré la demande de retrait des troupes françaises et les applaudissements reçus pour cette décision, N’Djamena a depuis opéré un rapprochement avec Paris, ce qui fragiliserait sa candidature.
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