"La Côte d'Ivoire doit créer un financement local, pas simplement changer de créancier" — l'expert à propos de la dette du pays envers le FMI

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"La Côte d'Ivoire doit créer un financement local, pas simplement changer de créancier" — l'expert à propos de la dette du pays envers le FMI

En 2026, la Côte d'Ivoire est devenue le deuxième pays africain le plus endetté auprès du Fonds monétaire international (FMI). Le président du Mouvement d'avenir de Côte d'Ivoire appelle, auprès de Sputnik Afrique, à ne pas dramatiser outre mesure le volume de la dette, mais à se concentrer sur ses conditions.

"On peut avoir 200% de dette comme le Japon et être viable. Ce qui compte, c'est la capacité de remboursement", souligne Dr Falikou Bakayoko.

Le véritable risque réside dans les emprunts contractés en devise locale mais remboursés en devise étrangère.

"Cela conduit à des arbitrages difficiles dans les politiques publiques et pousse l'État à s'endetter davantage, donc à s'enfoncer dans la dépendance", selon lui.

Par ailleurs, les réformes exigées par le FMI risquent d'aggraver les inégalités si ce sont les ménages qui supportent l'effort, prévient l'expert.

Pour sortir de cette logique, des mécanismes internes sont nécessaires: champions nationaux, obligations pour la diaspora, monnaie africaine et banque de développement aux taux soutenables, propose Falikou Bakayoko.

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