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Sans Détour
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La volonté d’hégémonie atlantiste atteint son apogée

La volonté d’hégémonie atlantiste atteint son apogée
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Dans cet épisode de Sans Détour, Karine Bechet et Kamal Louadj reviennent sur la guerre américano-israélienne en Iran et ses conséquences, la nouvelle doctrine nucléaire française dite "avancée" et la transmission du renseignement militaire français au front ukrainien pour les frappes en Russie.
Karine Bechet souligne que rien ne prouve ni la volonté d’agression de l’Iran, ni la possession d’armes nucléaires:
"L'Iran ne présente pas un danger militaire, mais il présente réellement un danger politique et un danger géopolitique dans le cadre de la globalisation"
L’intervention américano-israélienne contre l’Iran montre bien la persistance de la ligne américaine:
"Toutes ces belles doctrines, toutes ces belles stratégies, qui ont été adoptées par l'administration américaine ces derniers temps, que ce soit de défense nationale, que ce soit de sécurité nationale ou de politique étrangère, ce ne sont que des éléments de communication. C'est-à-dire que les États-Unis font passer un certain message, ça ne veut pas dire que telle sera leur politique. Nous voyons bien qu'il y a toujours une volonté d'hégémonie, nous voyons bien qu'il y a toujours un interventionnisme très fort. "
Pour Karine Bechet, les négociations ne sont aujourd’hui qu’un instrument de la stratégie militaire:

"Les négociations ne sont pas utilisées par les États-Unis, en fait n'ont jamais été utilisées par eux comme un moyen d'obtenir un compromis, qui soit acceptable par les deux parties afin de dépasser le conflit. Les États-Unis, quand on regarde l'histoire diplomatique, ne font jamais que les concessions qui leur rendent service, qui vont dans leur intérêt. Ils n'iront jamais à l'encontre de leur intérêt national dans le cadre d'une négociation pour finalement obtenir un compromis et éviter un conflit."

La doctrine nucléaire française viole, selon Karine Bechet, les engagements internationaux de la France mais surtout pose des questions de maîtrise décisionnelle:

"L'intérêt d'avoir avant un arsenal nucléaire développé, et c'est là où ça devient intéressant dans le contexte de l'européanisation, c'est pour le déployer. Si vous avez suffisamment de têtes nucléaires pour les déployer sur un territoire large, votre zone, on va dire, la zone que vous contrôlez. Mais là se pose un problème, parce qu'il y a quand même de sérieuses questions si l'on regarde au niveau de l'autonomie de l'armée européenne."

En affirmant la fourniture de renseignements militaires au front ukrainien pour des frappes en Russie, Paris entre ouvertement dans le conflit:

"Ce qui veut dire que, concrètement, la France s'est déclarée, par la bouche du ministre, partie combattante au conflit contre la Russie, sans accord du parlement, encore une fois sans consultation de la population. Et surtout pour défendre quoi? La Russie n'est pas une menace pour la France. La Russie est une menace pour les élites globalistes, pour les élites atlantistes en France."

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