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Sans Détour
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Un processus visible de radicalisation des élites globalistes européennes et américaines

Un processus visible de radicalisation des élites globalistes européennes et américaines
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Dans cet épisode de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur la volonté de Macron de contrôle de la société française, l’hypocrisie de l’ONU sur le droit à l’autodétermination des peuples, les négociations entre la Russie et les États-Unis à Abu Dhabi et le retour de la "menace russe" dans le discours américain.
Karine Bechet met en doute la bonne volonté de Macron lorsqu’il s’agit de la limitation de l’accès à internet:
"Soyons honnêtes, on ne peut avoir strictement aucune confiance, ni dans Macron concrètement, ni dans ces élites actuellement en France, pour s'inquiéter du bien-être du peuple français. Donc quand Macron dit qu'il y a un combat pour les cerveaux qui se met en place, j'ai peur qu'il ne veuille pas renforcer la capacité de réflexion de la population française, mais au contraire renforcer le contrôle".
Ce qui se passe en France annonce la fin du libéralisme:

"Le fait d'interdire les VPN dans leur idée, ça permettrait en fait de construire une espèce de mur de Berlin de l’information mais cette fois-ci autour de la France, de l'Europe et du monde occidental, qui devient de plus en plus rétréci".

Selon Karine Bechet, le refus de reconnaître aux peuples du Donbass et de Crimée le droit à l’autodétermination, quand il est reconnu au Groenland, révèle l’hypocrisie et la partialité de l’ONU:
"La politique a ses raisons, que le droit ne connaît pas, manifestement. Si l'on regarde d'un point de vue strictement juridique, l'État ukrainien a disparu au minimum en 2014, après le Maïdan, puisqu'il y a eu une révolution, ce qui est d'ailleurs reconnu et revendiqué par les autorités ukrainiennes. Quand il y a une révolution, il y a une rupture dans l'étaticité. Sinon, ce n'est pas une révolution. À partir de là, pourquoi ne pas reconnaître le droit aux peuples de l'Est de l'ancienne Ukraine de faire valoir leur droit à l'autodétermination et de choisir leur trajectoire, de revenir dans leur cours historique, et donc de respecter le choix qu'ils ont fait de rentrer en Russie ? Et là, on voit très bien que, effectivement, la question est strictement politique et absolument pas du tout juridique".
Le processus de négociations, selon Karine Bechet, montre l’impossibilité de l’Occident global à concevoir un compromis avec la Russie sur la question de la guerre sur le front ukrainien:
"On reste quand même dans une certaine union des élites globalistes, quels que soient les discours produits à droite ou à gauche. Et ça montre bien qu'il n'y a aucune volonté, absolument aucune, d'arriver à une négociation diplomatique puisque, objectivement, les conditions avancées violent tout ce que la Russie demande de façon stable depuis longtemps".
Cette rigidité dans les négociations est également visible dans les autres conflits lancés par les États-Unis, que ce soit contre le Venezuela ou Cuba:
"Nous connaissons la manière dont Trump discute. On l'a vu avec le Venezuela, on l'a vu avec le Groenland. Ainsi, les États-Unis ne discutent pas, ils imposent. Soit vous acceptez, soit il faut que vous soyez en état de vous battre. Et d'ailleurs, Trump a été très violent par rapport à la situation à Cuba. En déclarant que maintenant, Cuba doit trembler et doit avoir peur parce qu'ils vont discuter avec les États-Unis. Nous sommes dans un rapport de force brut, pas du tout dans une capacité ni une volonté de discussion et de négociation".
En réinstaurant la "menace russe" dans le document sur Cuba, les États-Unis jouent avec le feu. Pour Karine Bechet:
"La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova a déclaré que la Russie n’est pas un ennemi et la déclarer comme tel, je cite, gêne la stabilisation du dialogue et l'intermédiaire des États-Unis dans le règlement de la crise en Ukraine. Parce que si la Russie est un ennemi, dans ce cas-là la Russie va peut-être arrêter de faire semblant de montrer qu'elle considère que les États-Unis sont arbitres dans leur propre guerre et elle risque de ne plus faire semblant, ce qui sera extrêmement problématique, non pas pour la Russie, mais pour les États-Unis et pour l'Europe".
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