"Crime contre l'humanité": un expert sud-africain fustige la rétention de 116 bronzes africains

© AP Photo / Michael SohnDes bronzes du Bénin exposés à Berlin, en Allemagne, jeudi 15 septembre 2022.
Des bronzes du Bénin exposés à Berlin, en Allemagne, jeudi 15 septembre 2022. - Sputnik Afrique, 1920, 16.02.2026
S'abonner
La décision du 8 février de l'Université de Cambridge de rendre les biens spoliés du Bénin, pillés au Nigéria en 1897, est "une opportunité de renouer avec un développement interrompu par la colonisation", selon Rasigan Maharajh.
Points clés:
Deux poids, deux mesures: Le Royaume-Uni bloque toujours les restitutions par ses lois, explique l'académicien, qui qualifie l'idée d'un responsable britannique à propos d'une "meilleure conservation" en Occident d'"arrogance et ignorance coloniales".
Ne pas restituer les objets est un crime contre l'humanité: cela empêche les sociétés post-coloniales de retrouver leurs savoirs autochtones et perpétue de nouvelles formes de sujétion coloniale.
L'Afrique doit agir: renforcer ses institutions, s'allier à l'Unesco afin de "reformuler l'historiographie africaine" et imposer, d'après M.Maharajh, des politiques valorisant ses savoirs pour exiger réparation.
Les réparations doivent couvrir à la fois les pertes tangibles et intangibles. Sans action concrète, les gestes symboliques ne font qu'aggraver les conflits, assure-t-il, appelant la "majorité mondiale" à soutenir l'Afrique.
Appelant à "émanciper nos esprits de l'esclavage mental", il a incité à dépasser le statut de victime pour vraiment décoloniser.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала